«Portes ouvertes» sur l’emploi des jeunes

Organisées à la bibliothèque Malek Bennabi, sous la houlette de la coordination des associations de soutien au programme du Président, les «Portes ouvertes» sur l’emploi des jeunes ont drainé pratiquement l’ensemble des partenaires impliqués dans l’action des dispositifs d’insertion professionnelle.Inauguré par le wali et ce, en présence des membres de l’exécutif, ce forum, consacré à la lutte contre le chômage, se voulait une victoire reflétant les acquis engrangés après plusieurs années d’expérience par les différents organes de soutien et de suivi des projets initiés dans le cadre de l’ANSEJ, de l’ANGEM et de la CNAC. A cette manifestation, étaient également présents la CNAS, la CASNOS, la formation professionnelle, les banques, l’inspection du travail ainsi que l’ANEM en tant que joint-venture entre les employeurs, l’inspection du travail ainsi que l’ANEM en tant que joint-venture entre les employeurs et les demandeurs.
C’est une édifiante revue d’opportunités offertes aux jeunes sans emploi et qui aurait certainement gagné en impact avec un meilleur battage médiatique, notamment à travers la radio locale. Quoiqu’il en soit, il est clair que les dispositifs d’insertion professionnelle ont, au fil des années, affiné leur stratégie pour devenir plus performants à l’image d l’ANSEJ, qui, depuis sa création en 1998, a traité localement 6.727 dossiers et permis la mise sur pied de 1.713 micros entreprises, lesquelles ont généré 5.114 postes de travail. Pour la seule année 2009, 272 projets, ayant profité à 623 jeunes, ont pu être lancés.
Les secteurs dominants, depuis l’avènement de l’ANSEJ, concernent les services (778 projets) et les transports, sous toutes ses formes (578 projets). Viennent, ensuite, les activités industrielles (183 projets) et l’agriculture et la pêche (103 projets). Ce dernier créneau, quoique incarnant la vocation première de la wilaya, demeure paradoxalement en recul à cause probablement d’une politique de mise en valeur des ressources agricoles et halieutiques excluant la majorité des jeunes chômeurs.
Les dispositifs ont eu, cependant, le mérite de mettre en exergue les potentialités de plusieurs micros entreprises, qui ont réussi leur métamorphose et obtenu des crédits d’extension, à l’instar de l’ETRA (entreprise de travaux routiers et aérodromes), dont le plan de charge incite l’optimisme. Voilà un pur produit de l’ANSEJ, qui confirme, si besoin est, l’utilité du dispositif. Aux côtés de l’ANSEJ et de la CNAC, l’Agence nationale de gestion du micro crédit (ANGEM) fait partie, depuis 2005, des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour lutter contre le chômage et aider les jeunes à s’insérer dans le monde du travail. La singularité de la formule de financement, proposée par l’ANGEM par rapport aux autres modes de soutien, réside non seulement dans la modestie des prêts, qu’elle accorde et qui ne dépassent pas les 400.000 dinars, ce qui a l’avantage de ne pas plomber les possibilités de remboursement, mais aussi dans la prise en charge des postulants au micro crédit, lesquels ne sont pas contraints à des formalités draconiennes, compte tenu précisément de la faiblesse du montant de financement car, si, au niveau de la constitution du dossier et de la commission d’éligibilité, le processus d’accès se déroule plus ou moins bien, c’est lors du déblocage du crédit que les choses se compliquent en raison, essentiellement, de la réglementation bancaire assez scrupuleuse vis-à-vis des postulants ne présentant pas de garanties suffisantes.
Une fois l’étape ANGEM franchie, le jeune est donc confronté à une série de procédures même si, comme on le reconnaît, les banques ont commencé, à partir de 2008, à assouplir les critères d’octroi de prêts. Près de 500 dossiers ont obtenu, l’année écoulée, le quitus de la banque en partenariat avec la coordination de l’ANGEM. Mais au final, 250 projets, soit 47 % des demandeurs, purent bénéficier du financement.
Le plus souvent, c’est bel et bien l’obtention du registre de commerce, qui pose problème parce que l’ouverture d’un compte bancaire est assujettie à la délivrance de ce document de base, qui, lui-même, reste lié, entre autres, à une domiciliation commerciale, un local ou un terrain, sans compter les frais d’inscription, la taxe de déclaration des impôts et les dépenses relatives à l’aménagement du local.
Tous les dispositifs sont couverts par le fonds de garantie mutuelle du micro crédit institué pour rassurer les banquiers. Et, les bénéficiaires sont tenus de cotiser à ce fonds. Le parcours du combattant peut s’avérer fructueux quand le postulant arrive à lancer son projet et à s’affirmer sur le marché économique mais, quelquefois, les démarches prennent du temps jusqu’à ce que tout tombe à l’eau parce que le délai, fixé par la banque soit une année pour rassembler les pièces, a expiré. Instruits par les bilans périodiques, les responsables en charge des dispositifs d’insertion professionnelle ont introduit des amendements aux textes législatifs et réglementaires régissant le crédit, notamment les dispositions relatives au montant des prêts et aux formules de financement. A cet égard, le crédit de la CNAC, destiné à la tranche d’âges située entre 35 et 55 ans, peut atteindre 5 millions de dinars lorsque les critères d’éligibilité sont réunis. La CNAC, dans ce cadre, a, pour sa part, revu à la hausse ses objectifs. Les correctifs, qui seront apportés aux textes, visent à mettre en place de nouveaux mécanismes afin de consolider les missions dévolues aux dispositifs. Ce faisant, les effets d’une telle adaptation au contexte socioéconomique ne pourront que redonner espoir aux jeunes chômeurs.

Source : Echo-Oran

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