12,6 milliards de dinars pour 86 projets

La wilaya d’Aïn Témouchent a pour objectif, durant l’année 2010, d’achever les programmes en cours afin d’en finir avec le programme quinquennal 2005-2009.Parallèlement à cela, elle devra lancer les 86 opérations inscrites au titre de l’exercice 2010, qui représentent un montant de 12,6 milliards de dinars. La répartition de ces projets par secteur accorde la part belle à l’hydraulique, qui concentrera ses efforts sur la réalisation du réseau d’adduction d’eau potable allant de Hassi El Ghella à Aïn El Arba. Un renforcement pour lequel il est prévu une enveloppe financière de 850 millions de dinars. Le secteur des forêts de son côté s’est vu attribuer un montant de 32,4 millions de dinars destiné essentiellement au reboisement et à l’aménagement des sites forestiers. Le secteur de l’environnement disposera pour sa part de la bagatelle de 200 millions de dinars afin de réaliser deux décharges publiques
contrôlées, l’une à El Amria et la seconde à Sidi Boumediene.
Quant à l’étude relative au plan d’aménagement du territoire de la wilaya, dotée d’une enveloppe de 15 millions de dinars, elle permettra sans aucun doute de mieux appréhender la question du foncier en vue d’identifier les lieux d’implantation des futurs projets structurants. Dans le domaine du tourisme, les études d’aménagement des zones d’extension touristique concernant les plages de Sbiâat, Bouzedjar, Terga, Chatt El Hillal et Rachgoun nécessiteraient un montant de 115 millions de DA. Par ailleurs, sept (07) opérations totalisant une somme de 2,8 milliards de DA contribueront à améliorer le réseau routier. Deux échangeurs au niveau du tronçon reliant le complexe sportif à la RN n°2, la réfection des RN N°95 et 96 menant à Sidi Bel- Abbès, la réhabilitation de la route de wilaya n°67 entre Aïn Témouchent et Terga ainsi que le dragage des ports de Beni Saf et Bouzedjar constituent le gros du programme confié à la direction des Travaux publics. Au chapitre des infrastructures administratives, l’on notera le lancement de plusieurs édifices publics dont le futur siège de la DAS, un siège de sûreté urbaine à Bouzedjar, une salle de vente aux enchères publiques jouxtant deux dépôts au profit de la direction des Domaines et une unité secondaire de la Protection civile. Le secteur de l’éducation a bénéficié quant à lui de 13 opérations d’un montant global de 1,4 milliard de dinars, ayant pour objet la construction de 5 écoles primaires, 3 lycées 800/200, 8 cantines scolaires, 6 salles d’informatique, 3 aires sportives en plus de diverses actions de réfection des équipements scolaires. Au volet de la formation professionnelle, ce sont 567 millions de dinars qui iront à la construction de deux instituts spécialisés, l’extension de 4 centres de formation, l’équipement de 8 autres centres. En outre, une étude portant sur la réalisation d’un centre paramédical a été également retenue, de même que la construction d’un institut de musique et l’équipement de l’école de pêche de Beni Saf.
L’enseignement supérieur n’est pas en reste puisque le centre universitaire d’Aïn Témouchent, dans le cadre de la seconde phase, parachèvera les travaux de réalisation de 4.000 places pédagogiques, 2.000 lits et 50 logements de fonction ainsi que le bloc abritant le restaurant central de 800 places. Le programme 2010 a inclus également l’aménagement de 4 infrastructures religieuses, respectivement à Aïn Témouchent, Hammam Bou Hadjar et El Malah. A l’intitulé de la santé, il convient de souligner la réalisation prochaine d’une maternité (EHS), celle actuellement fonctionnelle menaçant à tout moment de s’effondrer quelques années seulement après son ouverture, d’une polyclinique, de deux unités spécialisées en médecine interne, d’un hôpital de 60 lits à Aïn El Arba et la mise en place d’une série d’équipements hospitaliers. Le secteur de la jeunesse et des sports va pour sa part investir près de 485 millions de dinars pour la réalisation de complexes de proximité, d’un musée sportif (?), d’un camp de jeunes à El Amria (?) et 20 stades dits de proximité. Espérons qu’ils ne connaîtront pas le même sort que celui des infrastructures décriées par l’APW lors d’un débat sur le secteur qui a eu lieu la veille du jour de l’an 2010. Le monde de la culture a mérité mieux, étant donné que 640 millions de dinars seront dépensés pour la réalisation d’un musée régional à Aïn Témouchent, l’aménagement et l’équipement de la maison de la culture, de la bibliothèque et l’étude concernant la protection des sites historiques. Un ambitieux programme et des budgets conséquents pour le concrétiser. C’est indéniablement le constat qu’inspire la lecture de la nomenclature des projets inscrits pour 2010. Des choix pertinents liés certes aux besoins socio-économiques et culturels de la wilaya, mais qui, à l’analyse, révèlent quelques singularités à l’image de ce camp de jeunes fixé à El Amria, localité rurale que ne distingue aucun attrait exceptionnel, ou de ce musée sportif régional dont la création intéresserait plutôt le COA (Comité olympique algérien).
Enfin, pour ce qui est du futur centre de repos des moudjahidine implanté à Terga plage, on ne peut que se réjouir de l’intérêt que suscite cette catégorie de citoyens qui s’est tant dépensée pour nous rendre la vie meilleure.

Source : Echo-Oran

One Comment

  1. ELOUADI dit :

    :crt: HONNORER LE FEU OMAR SIKKI, VOUS JOUEZ DANS A DOMICILE ET VOUS VOUS LAISSEZ BATTU
    C’EST DOMMAGE DE VOIR LES HERITIER DE SIKKI LES BRAS BAISSES ET LES PIEDS ENCHAINES .
    النّار تجيب الرّماد

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