50 projets pour changer la ville

temouchentLa présentation du programme de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Aïn Témouchent n’a pas dérogé à la règle des statistiques. Une foultitude de chiffres qui, en gros, accrédite l’idée d’une forte implication de l’Etat dans la prise en charge des problèmes rencontrés par les populations et cela au regard du volume des investissements du programme sectoriel dégagé au profit de la localité. Le point de presse organisé par la nouvelle municipalité a permis, néanmoins, de relever l’importance du statut de métropole acquis par le chef-lieu grâce à la multiplication de projets de grande envergure réalisés et ceux inscrits au titre des futurs exercices.
En effet, assisté de son secrétaire général, le président de l’APC a donné un large aperçu de la situation de la commune. Et eu égard à l’entendue de la tâche qui attend les élus – c’est du moins notre sentiment -, le débat avec les correspondants de presse aurait pu gagner en consistance si, en pareille circonstance, les 15 membres de l’APC et les présidents de commissions s’étaient joints au maire afin de nous éclairer sur leurs aptitudes à porter un programme d’action franchement ambitieux. Un budget de 32,596 milliards de centimes englobant le PSD et le PCD, sera consacré à réaliser 50 opérations de développement, tous secteurs confondus, durant l’année 2008. La priorité a été accordée aux Travaux publics qui disposeront d’une somme de 16 milliards de centimes, tandis que le secteur de l’Hydraulique pourra compter sur une enveloppe de 8 milliards de centimes afin d’améliorer les réseaux d’AEP et d’assainissement. Les actions d’urbanisation et de construction bénéficient, pour leur part, d’un important montant touchant rien que pour le PSD, 30 projets. L’APC, de son côté et dans le cadre du PCD, a engrangé 13 milliards 906 millions de centimes dont 2 milliards 721 millions réservés aux aménagements. Dans le domaine de l’Education, les services de la DLEP interviendront en 2008 pour s’occuper de grosses réparations, notamment au niveau des écoles Larbi Tebessi (550 millions de centimes), Harchaoui (200 millions de centimes) et Marie Curie (150 millions de centimes). La crèche communale située aux 320 Logements est en voie d’achèvement avec un RAR (reste à réaliser) se montant à 771 millions de centimes. Elle aura coûté 1 milliard 871 millions de centimes.
En vérité, toutes ces opérations n’ont été possibles que grâce au soutien de l’Etat parce que le budget de l’APC avoisinant les 24 milliards de centimes, est principalement «bouffé» par la masse salariale à hauteur de 75%, soit les 3/4. Lorsqu’on sait également que ce budget reste alimenté par les recettes fiscales qui en représentent les 98%, il est clair que l’APC, avec ses 265 millions de centimes provenant des recettes du patrimoine communal, est loin des normes d’une gestion équilibrée. D’où la nécessité d’une refonte du code communal dont la promulgation est annoncée pour bientôt, dans sa version adaptée.
L’APC d’Aïn Témouchent, en dépit d’un allégement substantiel des effectifs de travailleurs
qui sont passés de 1.047 en 1997 à 647 agents (dont 400 vacataires) en 2008, consacre donc près d’une vingtaine de milliards aux salaires. Sans compter les dépenses obligatoire entre électricité (300 millions de centimes par trimestre), eau, carburant et téléphone. Une régie communale vient être créée afin de prendre en charge de petits projets, comme celui de reprofilage des artères sur une distance de 2 kilomètres dont le coût est estimé à 600 millions de centimes mais qui, en fait, grâce au système régie, augmentera le linéaire prévu de 2 kilomètres encore. Pour l’instant, 84 personnes sont affectées aux travaux d’entretien de la ville. Des emplois qui n’attirent pas les chômeurs, compte tenu du salaire dérisoire (environ 5.600 DA par mois).
Le chef-lieu de wilaya connaît de grandes mutations et l’édification du futur pôle urbain sud-est où 650 logements viendront renforcer le parc immobilier en même temps que la réalisation d’une université et d’autres équipements, témoigne de l’ampleur prise par la ville au plan socio-économique. Des atouts qui, pour éviter qu’ils ne se transforment en contraintes, appellent à une révision des modes de gestion des affaires de la cité.

Source : Echo-Oran

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