541 anciens harraga pris en charge

Pas moins de 541 anciens harraga ont été pris en charge par les services sociaux de la wilaya d’Aïn Témouchent et dirigés en 2008 sur les services de l’ANEM, l’ANSEJ, la CNAC et l’ANGEM, pour les aider à créer leurs projets et leur faire passer le goût de l’aventure et de ses risques. Le phénomène de l’émi-gration clandestine, via la voie maritime, a pratiquement disparu à l’échelle de la wilaya d’Aïn Témouchent, à en croire les services de sécurité compétents et les échos recueillis au sein de la population juvénile. L’atténuation que l’on espère voir se poursuivre, pour ce phénomène, serait due à deux dispositifs mis en place par les services compétents. Le premier est d’ordre répressif voire dissuasif, qui fait que toutes les plages de la façade maritime témouchentoise sont surveillées de jour comme de nuit, par des patrouilles de la garde communale, assistées par les éléments de la gendarmerie, de la sûreté de wilaya et des gardes-côtes de la marine nationale. Le second est d’ordre socioéconomique, dans la mesure où la wilaya de Aïn Témouchent connaît une dynamique sensible créatrice d’emplois rémunérateurs. Il faut dire que de nombreux chantiers ont recruté une importante population juvénile, tous grades et qualifications confondus, y compris des jeunes sans savoir-faire.
A noter par ailleurs, que les informations parvenues de l’autre rive méditerranéenne démontrent clairement, que l’Eldorado tant rêvé n’est pas si doré que cela. Pire, des milliers de jeunes Algériens, émigrés clandestins ou faisant partie de la 3ème génération, vivent la galère au quotidien à l’étranger, où ils sont exposés à tous les risques de l’exclusion, de l’exploitation, du racisme et de la drogue.
Et quand ils se font assister par des pseudo bonnes âmes, c’est pour se retrouver embarqués dans des affaires de terrorisme, de grand banditisme ou de narcotrafic à grande échelle. C’est du moins les échos que reçoivent 5/5 nos jeunes de la part de ceux qui ont été refoulés de là-bas, après avoir été parqués dans des centres de «rétention», formule édulcorante des sinistres camps de concentration ouverts par l’armée coloniale en Algérie, durant la guerre de Libération. Comme quoi, les méthodes changent, mais l’esprit demeure… Autant dire que tous ces jeunes refoulés et ceux qui crient leur misère de là-bas, via le téléphone portable ou Internet, auront contribué avec les médias lourds la parabole aidant, à éveiller les consciences de leurs frères restés au pays.
Cependant l’opinion publique se demande où en est l’action des pouvoirs publics, pour rassurer ces victimes de l’émigration clandestine. Parmi elles, des jeunes qui ont tenté de créer leur propre association pour leur défense et leur réintégration socioéconomique. Selon le rapport de la direction de l’Action sociale, qui a pris en charge pas moins de 451 jeunes Témouchentois, entrant dans cette frange de refoulés, ses services les ont orientés vers les dispositifs étatiques. Parmi eux, 41 ont été dirigés sur la CNAC, 115 sur l’ANEM, 152 sur l’ANSEJ et 143 sur l’ANGEM, et ce, durant la seule année 2008.
A la lecture de ce rapport, c’est la daïra d’El-Amria qui occupe la première position avec 91 jeunes anciens Harraga. Un nombre qui s’explique par ses plages dépourvues à l’époque de toute surveillances et par la complicité des pêcheurs en possession de barques et qui s’en défaisaient à prix d’or. Vient ensuite, la daïra d’Aïn Témouchent, avec 64 cas dont 45 reviennent à la seule et sensible commune de Sidi Ben Adda.
Enfin, malgré cet effort louable au demeurant, consenti par les pouvoirs publics, il reste un certain nombre d’anciens Harraga, que ces 4 dispositifs sont loin de convaincre et qui souhaiteraient investir dans le commerce. Autant dire que les pouvoirs publics ont encore du pain sur la planche, en matière de sensibilisation…

Source : Voix-Oranie

One Comment

  1. bibi dit :

    rouhou ekkoul khiliwhelhoum yekesmoha des lot des lotheta tekhedmou makanech aveniir ici w rabbi isahel les jeunnes kamel lalgérie lemalaha saha rahi3ziza 3lina mes allah ghaleb

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