689 ha d’oliviers entreront en production

oliveL’olivier reprend-il ses droits et occupera-t-il son rang de nouveau ? Tout porte à le croire et se diriger dans cette direction en vue de le réhabiliter dans la wilaya d’Aïn Témouchent est une orientation qui mérite d’être citée à plus d’un titre. Mais l’intérêt qu’on accorde aux plantations doit s’élargir avec la même importance aux actions à entreprendre en parallèle et situées en aval. Arrivent en premières loges des préoccupations, les structures de transformation oléicole et de conservation.
Le secteur des forêts avait planté utilement car l’olivier, arbre rustique et centenaire, est considéré à la limite comme une espèce forestière au même titre que le figuier et l’amandier. Vouloir revenir aux plantations d’oliviers dans les terres relevant du domaine public forestier est dicté par la nécessité d’avoir en face des partenaires du secteur qui veilleront à la préservation du patrimoine forestier tout en profitant de la production d’olive. Une manière aussi de protéger la forêt (olivier), de l’entretenir et de la préserver contre les aléas et les fléaux (incendie). Outre ces bienfaits révélateurs, ceci permet la lutte contre l’érosion hydrique et l’amélioration des revenus des fellahs.
C’est dans cette optique que le secteur des forêts dans la wilaya oeuvre présentement. Le verger comprend un volume global de 689 ha dont la moitié est réservée pour la commune de Hassi El-Ghella. Pratiquement les périmètres retenus entrent dans le cadre du développement rural en faisant bénéficier au moins 230 attributaires à raison de 3 ha par individu. Ce sont les collectivités rurales de Oulhaça, Sidi Ouriache, Emir Abdelkader, Tamzoura, Hassasna, Aïn Tolba, Aghlal, Sidi Safi, Sidi Ben Adda, Chentouf et les zones éparses d’El-Amria. Selon le conservateur des forêts avec lequel on s’est entretenu, les objectifs visent à produire de l’olive de table et de l’huile d’olive. Présentement, il existe trois unités de transformation et de production d’olives de table dans la wilaya d’Aïn Témouchent.
D’ores et déjà, les réflexions doivent porter la discussion autour des unités de production d’olives de table et d’huile d’olive car, selon la projection de la conservation des forêts, le verger entrera en production en 2010. Il ne faut pas que les problèmes vécus par les viticulteurs le seront pour l’oléiculture. A ce titre, il y a lieu dès maintenant de clarifier les choses et situer les attributions des uns et les prérogatives des autres. Un tel travail doit prendre route dès maintenant et l’on ne veut pas que les olives subissent le même sort que le raisin.

Source : Quotidien-Oran

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