Adoption des enfants abandonnés

Selon la responsable du service de l’Enfance assistée, exerçant sa louable mission au niveau de la direction de l’Action sociale (DAS) de la wilaya d’Aïn Témouchent, pas moins de 653 (six cent cinquante trois) enfants abandonnés ou nés sous X, ont été confiés à des familles désirant les adopter et résidant toutes à travers les 28 communes de cette wilaya. Sur ces 653 enfants adoptés, figurent 285 filles et 368 garçons, auxquels leurs parents biologiques ont renoncé et qui sont enregistrés dans des dossiers de «Kafala» établis par la justice et donnant le droit aux parents adoptifs de les élever en milieu familial, pour contribuer à l’amélioration de leur équilibre physiologique et psychologique.
D’ailleurs, la même responsable ajoutera, que les services compétents de la DAS effectuent des contrôles périodiques, pour s’enquérir des conditions matérielles et nutritionnelles dans lesquelles l’enfant adopté est traité (nourriture, hébergement, habillement, droits à la scolarisation et civiques). Pour le moment, rassure-t-elle, aucun cas de violation de ces conditions d’adoption (Kafala) n’a été signalé. En se référant aux fiches de renseignements, on s’aperçoit que ces enfants abandonnés sont généralement issus de parents biologiques, originaires de plusieurs wilayas. De l’autre côté, plusieurs raisons ont incité les familles à adopter ces enfants abandonnés. Parmi elles, le taux croissant de stérilité chez les couples, alors que pas mal de familles unipares, autrement dit n’ayant qu’un seul enfant, opteraient pour «le choix du roi», en adoptant un enfant du sexe opposé à celui du leur. Plus nombreux sont les bienfaiteurs, qui en accord avec les préceptes de l’Islam, accueillent au sein de leurs propres familles, ces jeunes enfants appelés à s’épanouir dans un milieu équilibré et affectueux.
Notre source soulignera également, que les 653 enfants adoptés sont également assistés. A ne pas confondre avec les enfants assistés seulement et qui restent à la charge de leur mère biologique. Il faut dire aussi que la société algérienne a beaucoup évolué sur ce plan. Selon certains sociologues, l’adoption était par le passé considérée presque comme un tabou et ne s’exerçait qu’à titre restreint au cercle familial plus ou moins rapproché, et encore seulement quand les enfants étaient devenus orphelins. Aujourd’hui, les familles souvent et généralement bien instruites, occupant des rangs respectables dans la société, ont très bien compris le principe de l’adoption des enfants. En effet, l’adoption doit être accomplie comme un acte de charité, avec des retombées bénéfiques sur la société, et pour cause. Un enfant élevé dans un environnement équilibré sera mieux armé psychologiquement pour gagner sa place dans la société et ceux qui l’auront accompagné durant son enfance, son adolescence, ses études et même plus tard dans sa vie sociétale, peuvent être sûrs de figurer pour l’Eternité parmi les élus de Dieu. Raison de plus pour que l’adoption ne soit pas un effet de mode, autrement dit, pour faire comme le voisin ou pour en tirer partie, comme ont tendance à y penser certaines gens qui devraient savoir que le temps n’est plus aux esprits rétrogrades, qui utilisent ces enfants à des fins égoïstes voire étroites.

Source : Voix-Oranie

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