Le casse-tête du couffin de Ramadhan

Plusieurs réunions ont été tenues, ces derners jours, et concernaient principalement la situation de l’opération portant collecte des dons au profit des nécessiteux durant le mois sacré du Ramadhan. Une rituelle organisée, chaque année, par des services décentralisés des départements ministériels concernés et élargie à d’autres structures associatives, professionnelles et bienfaitrices. A défaut d’avoir des statistiques fiables relevant d’un office agréé, habilité à faire des recensements, l’on se contente des données établies par les bureaux d’action sociale communaux (BASC) et celles élaborées par des organismes (CRA et autres) qui estiment le nombre des nécessiteux à 17.000 cas, c’est-à-dire familles. Si l’on admet une taille modulaire de 5 personnes par famille, l’on obtient 85.000 nécessiteux devant recevoir des couffins de Ramadhan, à hauteur de 3.000 DA l’unité.
Ce nombre représente 22% par rapport à la population globale d’Aïn Témouchent évaluée à 380.000 habitants (actualisée). Toujours en prenant comme base de référence les données des services habilités de la wilaya, l’on constate que les poches de pauvreté s’élargissent et gagnent, d’année en année, d’autres horizons qui étaient à l’abri du besoin quelques années passées. D’ailleurs, ce sont ces familles qui, faute de ne pas pouvoir payer les loyers sont menacées d’expulsion et bon nombre d’entre elles sont estées en justice pour le même motif. Si l’on s’autorise à accepter le nombre de nécessiteux de l’année passée évaluée à 15.000 cas, l’on comprend aisément que l’écart (2.000 cas) est important et signifie beaucoup de choses pour les observateurs avérés. Selon des informations, l’opération portant collecte de dons n’a pu ramasser que 820 millions de centimes dont 600 millions seront puisés du fonds de la wilaya, la DAS considérée comme le promoteur de cette action de bienfaisance, participera à hauteur de 200 millions de centimes, un seuil jugé assez faible et que des observateurs locaux contestent.
Ces derniers demandent à la DAS de la revoir à la hausse car le montant devant satisfaire l’ensemble des nécessiteux, à raison de 3.000 DA l’unité, serait de 51 millions de DA. C’est dire combien la mission de ceux chargés de gérer le dossier est grande et difficile. Le manque à gagner est de 42,8 millions de DA. Les bienfaiteurs de la wilaya d’Aïn Témouchent sont avisés; ils sont en mesure de réduire l’écart et de relever le défi.

 

source: le quotidien-oran

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