Aïn Témouchent s’invite à Constantine

Les Constantinois peuvent découvrir et admirer, jusqu’à mercredi prochain, les multiples et souvent inattendues facettes du riche patrimoine traditionnel et culturel de la wilaya d’Aïn Témouchent. A la faveur d’une semaine culturelle sur le Vieux rocher, initiée au titre des festivals locaux des arts populaires, la délégation témouchentoise, forte de 70 personnes, a «pris possession» de l’esplanade du Palais de la culture «Malek-Haddad» où un nombreux public a vibré, dès l’ouverture de la manifestation, samedi soir, aux sons des troupes folkloriques de cette région de l’Ouest du pays. Distribution de friandises traditionnelles, chants du terroir et évolutions de danseurs ont précédé l’inauguration d’une riche exposition dans le hall du Palais de la culture, mettant notamment en valeur l’artisanat typique de la région d’Aïn Témouchent, ses arts culinaires et ses habits traditionnels, dont la magnifique robe de mariée passementée, assortie de son diadème en or, et, surtout, le burnous en laine, une spécialité locale qui a largement ravi la vedette. «La confection, selon les canons traditionnels, de ce vêtement, très répandu aussi dans les régions steppiques de l’Algérie profonde, destiné à protéger du froid, a connu un ralentissement dans les années 90, mais a retrouvé ses lettres de noblesse à partir de l’an 2000″, explique M. Kamel El Mererbi, membre de la délégation témouchentoise. Se différenciant des burnous, produits çà et là à travers le pays, par sa couleur indéfinissable, entre le jaune et le marron clair, cet attribut vestimentaire est tissé à partir de poils de jeunes dromadaires ou de laine de mouton.
Il a été «ressuscité» dans cette région «par la grâce d’un des maîtres artisans qui ont refusé de laisser mourir une des spécificités d’Aïn Témouchent», indique M. El Mererbi. Arboré encore aujourd’hui dans les grandes circonstances, le burnous de cette région est vendu entre 4 000 et 6 000 DA lorsqu’il est tissé en laine de mouton et entre 40 000 et 70 000 DA quand il est confectionné à partir de poils de dromadaire. «L’exposition qui donne également un aperçu sur cette région de l’Ouest du pays aux plans économique et touristique, laissera place, dans les jours suivants, à diverses activités comme des représentations théâtrales, des lectures poétiques, des concerts de musique et des conférences sur l’Histoire d’Aïn Témouchent et de sa région», indique de son côté le commissaire du festival, M. Abdelmalek Foudil.

Source : Echo-Oran

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