Cheba Yamina fait bouger les jeunes

L’étoile filante de la chanson chaouie, Chaba Yamina a culminé, samedi dernier, lors d’une soirée ramadhanesque dans l’enceinte de la Maison de la Culture d’Aïn Témouchent où toutes les conditions nécessaires pour passer des moments agréables étaient réunies. La clémence du temps et la pleine lune étaient derrière une présence nombreuse des amoureux de la musique pour assister à ce gala animé en partie avec Salim Halil qui a entamé son show musical avec quatre chansons dont l’une intitulée «Dor Biha y’a Chibani» qui a, d’emblée, chauffé la scène.Ensuite, est entrée sur scène, la sémillante Chaba Yamina, habillée d’un ensemble sans manches et surmonté d’un châle, le tout d’une couleur noire corbeau et décoré de bijoux traditionnels chaouis d’une couleur rouge.
Elle a interprété une anthologie de ses chansons en chaoui et arabe algérien «Wili, Wili», «Aïnik ya Aïnik», «El Gasba Wal Bendir» «Loukan Ya loukan» et «Dawar Dawar». Avec son jeu de scène qui accompagne et marque le rythme, l’artiste a fabuleusement mené le spectacle pour emporter le public dans un mouvement général en chantant et dansant en chœur. Les familles étaient également présentes ce soir et ont été charmées par la vivacité et la voix encore chaude de l’ambassadrice de la chanson chaouie qui a toujours préservé sa jeunesse, comme en témoignent les mouvements de son corps. Le public qui a retrouvé Chaba Yamina pour la troisième fois dans le bled de Sidi Saïd a découvert une artiste sûre d’elle- même et de forte personnalité artistique.
Dans un franc parler, elle a déploré la médiocrité de la scène artistique en Algérie en fustigeant le ministère de la Culture. Chaba Yamina a plaidé pour qu’il y ait une implication des hommes de la Culture pour mieux gérer les disciplines de l’art. «D’ailleurs, rappelle-t-elle, des artistes étrangers et méconnus dans leur pays, sont très en Algérie alors que les nôtres sont marginalisés». Elle a été rejointe dans son constat par Salim Halil. Il est à noter que l’orchestre de la Maison de la Culture mérite la palme d’or pour la simple raison que le groupe musical est formé d’une pléiade de musiciens qui se distinguent d’une expérience de plus de quarante années de pratique. Ils n’ont pas faussé la note aux chanteurs qui se sont produits «en live» dans la salle de spectacles de la Maison de la Culture d’Aïn Témouchent. Signalons qu’une partie de cet orchestre a accompagné la chanteuse Saloua en production à Saïda.

Source : Voix-Oranie

3 Comments

  1. rachid dit :

    bounjour lisbit koumou talivou moi jousoui au t.ouzou :

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  2. yasmina dit :

    bonsoir,

    j’aimerais savoir comment faire pour contacter cheba yamina ou son producteur pour savoir si je peux la prendre pour qu’elle vienne chanter à mon mariage.

    merci de me tenir au courant si quelqu’un c’est comment faire.

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