Elèves et enseignants récompensés

Le lycée Maliha Hamidou a été encore une fois choisi pour abriter la traditionnelle cérémonie de remise des prix, autant pour les commodités qu’il offre que pour ses résultats tout juste moyens obtenus au bac. Rehaussée par la présence du wali et des autorités civiles et militaires, la réunion festive, qui a bénéficié d’un service impeccable, a, comme à l’accoutumée et par la grâce de l’animateur attitré de la wilaya, connu des hauts et des bas. Une ambiance assez coincée au demeurant que ni le laborieux orchestre de la Maison des jeunes ni le style redondant et dithyrambique du présentateur vedette n’ont pu sauver de la monotonie. Un peu d’humour, de rire et des spectacles auraient certainement imprégné à l’événement une chaleur plus expressive. Côté récompenses, l’APW n’a pas été finalement aussi avare qu’on le pensait. Bien au contraire, les organisateurs n’ont pas lésiné sur les moyens mis à leur disposition pour offrir des micro-ordinateurs presque à tous les nominés. C’est dans l’air du temps et personne n’espérait tant. Seulement, lorsqu’on veut faire dans le clinquant et le théâtral, il faut savoir se montrer rationnel et non pas semer à tout vent. Fixer arbitrairement des seuils de mérite sous prétexte de la modicité du budget alloué et ensuite opter pour le «luxe» n’est assurément pas la bonne méthode pour éviter les frustrations. La mention est une distinction qui salue un travail et nul n’a le droit de la tronquer ou d’enlever à sa valeur. Elle fait partie des us et coutumes de la vie scolaire. Nous ne connaissons pas de demi-mention «bien».
Pourquoi alors avoir divisé cette catégorie en ne prenant que des moyennes supérieures à 14,58 ? Une répartition plus équitable et des dépenses moins onéreuses auraient permis de récompenser le maximum de lauréats. Des lots de livres, des cadeaux symboliques – et pas forcément des micro-ordinateurs – pouvaient sauver la mise. La liste des lauréats, et les récompenses qui vont avec, est une affaire trop sérieuse pour la laisser entre les mains d’apprentis superviseurs. Une commission de pédagogues avisés, associée aux élus de l’APW, est dorénavant souhaitable.

source:L’echo-oran

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