Entreposage et transport des produits de la pêche

L’obligation d’utiliser les caisses de poisson en plastique par les opérateurs, conformément à l’arrêté interministériel du 28 avril 2010 publié le 20 juin 2010 au JO, portant sur l’adoption du règlement technique relatif aux caractéristiques des contenants pour l’entreposage et le transport des produits de la pêche et de l’aquaculture, a fait réagir les professionnels de la pêche surtout que le délai de six mois accordé par le texte en question vient d’expirer. La crainte est d’autant plus grande quant aux conséquences qui peuvent en découler en cas de non-respect de ces nouvelles dispositions.
En effet, selon M. Mankouri, président de la Chambre de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Aïn Témouchent, il est carrément impossible de satisfaire aux exigences contenues dans le texte en question, et ce, pour plusieurs raisons. “Nous ne sommes pas contre ce règlement technique qui vise à la protection du consommateur, dans la mesure où l’utilisation des caisses en plastique permettra d’éviter les risques sanitaires causés par les caisses en bois non alimentaire, mais je crois qu’on a dû mettre la charrue avant les bœufs. Pour preuve, l’application de cette nouvelle mesure appelle certaines conditions inexistantes au niveau des deux ports, Béni-Saf et Bouzedjar, comme la disponibilité en quantité suffisante de la glace pour faire face à la hausse de température engendrée par les caisses en plastique, l’absence d’eau potable et de bassins d’eau chaude.” À cet effet, notre interlocuteur nous précisera que “les opérateurs ne peuvent utiliser l’eau de mer laquelle est polluée à 100% en raison des déversements des eaux usées et des huiles des bateaux arrimés”. “Il va sans dire que contrairement à la capitale où le poisson bleu est commercialisé dans un périmètre défini, celui de la wilaya de Aïn Témouchent est écoulé jusqu’aux wilayas de l’est du pays et de ce fait ne peut-être conservé au-delà de 100 km dans des caisses en plastique”, nous apprendra M. Mankouri. Il n’a pas caché son inquiétude quant à l’utilisation des caisses en plastique en l’absence de conditions d’hygiène et de salubrité qui constitueront donc un danger réel pour la santé du consommateur. Par ailleurs, ce dernier s’interrogera sur le sort des 40 ouvriers chargés de la conservation des caisses alimentaires en bois traditionnel qui puisent leurs revenus de cette activité. Le prix des caisses en plastique demeure l’autre préoccupation de la profession puisque, contrairement à celui des caisses en bois qui est de l’ordre de 50 DA/l’unité, la caisse en plastique revient à 260 DA TTC. Un manque à gagner pour l’opérateur qui influera certainement sur le portefeuille du consommateur déjà qu’il fait face à une flambée du prix du poisson bleu. Les 350 sardiniers auront besoin de 100 caisses au minimum chacun alors que les 250 chalutiers devront acquérir 40 caisses au minimum chacun. Encore faudra-t-il que les caisses en plastique soient disponibles en quantité suffisante chez les fournisseurs.

Source : Liberté

One Comment

  1. younes dit :

    doamge que ain temouchent et en passe de devenir une ville comme bel abbes une ville du type agropastorale..et ou le poisson est considéré chez eux comme le vers de terre doude, chez eux il disent yaklou elhout et mayaklouche edoude c’est a dire chez eux il faut manger la viande et danser el 3lawi…
    j’éspère que ces mauavaise habitude de vendre le poisson que seul les citadins de grande culture l’aprecie a sa juste valeurs puisse se vendre dans des lieux de qualités et non pas étaler par terre…
    la wilaye de temouchent doit etre sans pitié contre les habitudes importés du sud de bel abbes et les montagnes de l’Est…commencer par detruire les modifications des façades…ucrroché un cable a un tracteur et tirer la zriba belabassienne installé au troisiémme étage

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