Formation d’agents aux métiers de l’eau

La directrice de la Formation et de l’Enseignement Professionnel (DFEP) de la wilaya d’Aïn Témouchent, Mme Ghit, a annoncé pour cette année la mise en œuvre d’un nouveau mode de formation, basé sur l’approche par compétence dans les métiers liés aux ressources hydriques. Pour concrétiser ce projet d’essence algéro-canadienne, deux professeurs (2) de l’enseignement professionnel ont suivi une formation appropriée au Canada et sont revenus se perfectionner lors de stages pratiques suivis à l’Institut national de la formation professionnelle (INFP). L’objectif principal visé est de former à court terme des agents d’exploitation des ressources d’eau potable, au niveau des établissements relevant du secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Une autorisation de programme (AP) a été allouée, selon notre interlocutrice, à la construction d’un atelier et à l’acquisition de ses équipements, pour être opérationnels à partir du mois d’octobre 2009. Cette nouvelle filière n’aura pas été créée par hasard, quand on sait qu’à la même date, la wilaya d’Aïn Témouchent verra l’entrée en service de l’usine de dessalement d’eau de mer, basée à Chatt El-Hilal et censée produire 200.000 m3/jour d’eau potable. C’est le moment ou jamais pour les pouvoirs publics d’asseoir une stratégie et un plan d’action visant à l’exploitation rationnelle de cette nouvelle et précieuse ressource.
Il est également permis de s’interroger sur la remise à niveau technique des ressources humaines, qui doivent être intégrées dans ce projet, dans lequel seront forcément parties prenantes l’ADE, la direction de l’Hydraulique (DHW) et l’Office de l’Assainissement. Une gestion durable de ce projet préconise l’adoption de technologies appropriées et des méthodes de travail adaptées aux priorités socio-économiques de la wilaya.
Devant ces perspectives, la DEFP n’a pu s’empêcher d’afficher sa conviction légitime de voir ses futurs diplômés trouver des débouchés dans le créneau de la gestion de l’eau, devenue une nécessité irrévocable de nos jours. Toujours selon Mme Ghit, ce projet algéro-canadien qui servira d’expérience pilote à l’échelle nationale, pour le ministère de tutelle, permettra de renforcer le marché de l’emploi, au moment où des cadres de la DEFP suggèrent le recours au dispositif étatique (DAIP) pour recruter les futurs diplômés au salaire minimum de 12.000,00Da et éviter ainsi le sort peu enviable réservé aux jardiniers formés au CFPA d’Aïn El-Arbaâ et qui se sont retrouvés au chômage en dépit des belles promesses dont certains responsables les ont abreuvés.

Source : Voix-Oranie

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