«On n’a jamais pris une décision courageuse»
Le système de compétition à adopter, en prévision du prochain exercice, continue de susciter la polémique. Récemment, rappelons-le, le bureau fédéral s’était justement réuni pour traiter de ce sujet. Une commission de travail a été installée, pour la circonstance, afin d’étudier les différentes propositions dans ce registre pour les soumettre à la prochaine assemblée extraordinaire à laquelle a appelé le président de la FAF, au début du mois prochain.
Cette manière d’agir ne semble pas plaire à certains membres du bureau fédéral, ce qui confirme, on ne peut mieux, tout le bruit que donne cette structure fédérale, plus que jamais, divisée. En tout cas, l’un des membres du bureau fédéral qui a préféré, toutefois, garder l’anonymat, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour tirer à boulets rouges sur sa structure.
C’est une sorte de mea culpa qu’il nous a fait, en déclarant : «Le bureau fédéral n’a jamais pris une décision courageuse depuis le début de son mandat. Pourtant, lors du règne de Raouraoua, ce dernier a résisté à toutes les pressions, lorsque le MCA devait rejoindre le purgatoire, en maintenant le système de compétition appliqué, alors que tout le monde connaît le poids du Mouloudia dans la scène footbalistique nationale».
Ces propos renseignent, on ne peut mieux, du désarroi de certains responsables de notre football, eux, qui voient, d’un mauvais œil, les changements imminents en matière de système de compétition, et ce, rien que pour calmer les esprits.
Une loi de «rahma» oserions-nous dire, qui pourrait s’avérer aux yeux de bon nombre d’observateurs, synonyme d’une brèche à ouvrir, menaçant sérieusement la stabilité de notre sport-roi, déjà mal en point, et encourageant aussi la violence.
Il n’est pas à écarter, d’ailleurs, qu’à l’avenir chaque équipe qui rétrograde ou une autre qui échoue dans la course à l’accession, recoure à la rue pour atteindre son objectif. C’est tout simplement, la loi de jungle qui va régner.
Quant à ce membre du bureau fédéral qui a eu le courage de dénoncer cette manière de faire de sa structure, il n’a qu’à aller jusqu’au bout de sa conviction, lui et tous ses autres pairs hostiles à cette politique de la fuite en avant, en jetant carrément le tablier. C’est la meilleure manière, actuellement, pour dénoncer la gabegie.
Source : Voix-Oranie