Générale de Farfour aya maydour, une féérique utopie

La maison de la culture de Témouchent commence à être payée de retour par les artistes des tréteaux pour leur s’être grandement ouverte. Elle ne se contente plus d’accueillir les spectacles de théâtre programmés par le ministère dans le cadre de l’aide à la diffusion, mais encore elle en achète qu’elle propose tous les mercredis de façon à attirer et à fidéliser un public au profit du 4ème art. Ainsi, cette fin de semaine, la compagnie El Kenz Errahal d’Oran a jeté son dévolu sur elle pour y donner la générale de « Farfour aya maydour », une pièce écrite par Ahmed Hamoumi et montée par Mouffock Djilali. La réunion de l’auteur en question et du metteur en scène n’était pas fortuite puisque l’un et l’autre se sont fait une spécialité dans le théâtre pour enfants.
Dans l’entreprise, il a été fait appel pour la musique à Rahal Zoubir, un artiste que Mouffock estime être marginalisé tout comme lui. A travers ses propos, il est apparu que le défi du retour sur la scène artistique a surdéterminé sa nouvelle création, le come-back comptant autant qu’elle : « Je gagne très bien ma vie depuis ma retraite. C’est pour la passion du théâtre que j’ai accepté de travailler avec moins que le minimum requis ». De la sorte, c’est dans un local mis gracieusement à sa disposition par l’USMO que Mouffock a monté son spectacle, même si le lieu ne s’y prêtait pas vraiment, reconnaît-il. Quant à ses comédiens, tous des amateurs, ils n’avaient que la fougue et leur disponibilité pour bagage.

Source : El-Watan

Leave a Comment

Powered by WordPress | Deadline Theme : An Awesem design by Orman