L’association «Numidia»

santeAprès avoir mis sur pied plusieurs journées scientifiques d’un excellent niveau et désormais entrées dans la tradition, voilà qu’elle récidive en ce mois d’avril marqué du sceau de la continuité en invitant à l’hôtel «Bel Air» d’Aïn Témouchent une pléiade de spécialistes venus d’horizons divers débattre des risques vasculaires, la seconde rencontre du genre depuis la création de «Numidia». L’équipe soudée autour du Dr Benamara et dotée d’un comité scientifique, a pu rassembler quelques grands noms de la spécialité, à l’instar des professeurs Merad, Abid, Benmansour ou Oubaïche. Que ce soit au niveau de l’atelier «Posters» qui a réuni une quinzaine de laboratoires médicaux ou de la salle de conférences, l’organisation a été tout simplement exemplaire, réglée comme sur du papier à musique. Il faut croire que «Numidia» a pris le temps nécessaire pour mettre sur pied une manifestation, laquelle a manifestement suscité un grand intérêt auprès du corps médical local tous secteurs confondus.
Ceci étant, la journée a mis en exergue l’importance d’une politique plus audacieuse en matière de prévention et de prise en charge de l’hypertension artérielle déclarée comme fléau national et qui, à l’échelle mondiale, fait l’objet de travaux conséquents. Les professeurs Merad et Abid qui ont participé à des colloques internationaux de haut niveau, se sont relayés pour apporter des éclairages sur cette affection, mal du siècle par excellence.
Les maladies cardiaques représentant la première cause de maladie en Algérie. L’exposé des descriptifs cliniques et thérapeutiques a montré l’urgence d’un véritable programme de santé publique qui va au-delà des aspects purement médicaux pour intégrer les besoins sociaux vitaux, tels que l’alimentation, l’activité sportive ou le cadre de vie. Les facteurs classiques à l’origine des maladies cardio-vasculaires sont connus; il reste que les pouvoirs publics sont tenus de promouvoir des politiques de défense et de protection de l’environnement tant il est largement admis que les espaces verts constituent, par leur impact sur la santé, un remarquable levier préventif contre le stress ambiant. Le professeur Abid Abdelkader, brillant cardiologue installé à Alger, a tenté, à partir de la base de données contenues dans l’enquête nationale «Saha» dirigée par le Pr. Merad, une analyse sur les caractères de l’hypertension à l’échelon de la wilaya. Le Dr Abid, natif d’Aïn Témouchent -une rue porte le nom de son père, un valeureux martyr de la Révolution- est un féru de mathématiques qui a introduit les algorithmes dans les approches chimiques. Il a abordé la problématique locale en s’inspirant d’une vision méthodique incluant trois points: le diagnostic, l’évaluation et le traitement.
Autrement dit, définir en premier lieu le type d’hypertension selon les classements reconnues, ensuite évaluer les risques et proposer enfin le traitement personnalisé tout en insistant sur les mesures hygiéno-diététiques (traitement non médicamenteux). Cette deuxième journée sur le risque vasculaire a confirmé l’utilité des structures associatives lorsque le sérieux et la compétence sont réunis. «Numidia» en est une parfaite illustration.

Source : Echo-Oran

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