L’hygiène dans les salons de coiffure

La ville d’Aïn Témouchent a pris un essor notoire. Les commerçants ont fait des efforts palpables dans l’extension et l’innovation dans les magasins pour se mettre au diapason et attirer la clientèle. Mais qu’en est–il des coiffeurs ? Une virée à travers la ville permet de relever que le métier de coiffeur a également réalisé des progrès indéniables. On peut en juger par les vitrines luxueuses, les dalles de sol dernier cri et les fauteuils confortables ornant nombre de ces commerces qui ont tout l’air de prospérer. De même que la prolifération des salons de coiffure pour dames, un commerce dont on dit qu’il est plus juteux que celui qu’exercent les hommes en raison des tarifs élevés pratiqués sur la gent féminine qui atteste de la féminisation assez importante de la profession. En tout cas, ce n’est pas l’esthétique des lieux ou le confort qui prime car, derrière le luxe exhibé pour convaincre d’une prétendue bonne prestation ou d’un rapport qualité–prix se cache un côté plus important : l’hygiène dans laquelle l’activité du coiffeur est accomplie.
La salubrité est–elle vraiment respectée par ces hommes et femmes ? N’y a-t-il pas danger de transmission de maladies dermatologiques ? La question ébranlerait le plus dévoué des coiffeurs en ce moment. Et pour cause, rien n’atteste au jour d’aujourd’hui que les instruments utilisés par alternance sur de nombreux clients sont stérilisés pour casser net les risques de contamination par des germes responsables de nombreuses maladies de la peau qui, une fois contractées, requièrent des traitements durables et coûteux. L’utilisation d’une même lame ou d’un même rasoir, de la même tondeuse même trempée dans un sempiternel flacon d’alcool ou d’eau de javel n’expose-t-–elle pas à des risques non négligeables de contamination ? Combien sont–ils parmi les clients coiffés ou rasés un jour à avoir contracté une dermatose qui s’avère rebelle à toutes les thérapies et que les victimes de cette hygiène douteuse devraient porter des années durant lorsque ce n’est pas à vie ? Pire, n’y a-t-–il pas un facteur du VIH puisque le coiffeur a recours à des instruments tranchants pour coiffer ou raser plusieurs clients ? L’hypothèse, même si elle ne réjouit pas, serait que le rasoir qui a servi à raser un client avec parfois de légères blessures puisse en blesser un autre.
On ne peut ainsi écarter la probabilité du passage d’une quantité de microbes dans le corps du client suivant à travers une égratignure ou une écorchure même invisible à l’oeil nu. Dans ces conditions, certains estiment que les coiffeurs, tout comme les chirurgiens, sont soumis eux à des règles drastiques de désinfection des équipements d’intervention et même des lieux où se font les opérations. Pour l’heure, en matière d’asepsie, tout indique qu’il reste vraiment du chemin à faire pour que cette profession recouvre le véritable statut qui devrait être le sien. La réalité peu reluisante des conditions dans lesquelles elle se pratique n’est pas sans préoccuper plus d’un.

Source : Echo-Oran

One Comment

  1. Mali dit :

    C’est n’importe quoi, les lois sont clair comme pour les chirurgiens, Nous sommes obligé de désinfecter et de stérilisé les outils que nous utilisons,

    Je suis en premiere année de coiffure et je suis déjà obligée de faire ça alors imaginez vous en salon …

    Répondre

Leave a Comment

Powered by WordPress | Deadline Theme : An Awesem design by Orman