La contrefaçon à la mode artisanale

billetsVoir comment un faussaire s’y prend pour nous refiler un faux billet, c’est découvrir des méthodes artisanales qui font beaucoup de tort à l’économie nationale.Lors de la présentation du bilan de la gendarmerie à Témouchent pour l’année 2007, par le biais d’un diaporama, il nous a été donné de voir un faussaire dans l’exercice de son « art », celui de la contrefaçon à la mode artisanale.Ainsi, loin de tous moyens technologiques, tels que le scanner et l’imprimante, l’individu use de produits des plus improbables. Car, hormis le papier contrefait importé d’Afrique subsaharienne, le reste des ingrédients proviennent de chez le droguiste du coin, le revendeur de boissons alcoolisées ou le pharmacien. Le papier est tracé avec une règle d’écolier et découpé au cutter.
A chaque opération qui dure 5mn, deux morceaux de papier sont prélevés pour être imbibés d’huile puis successivement enduits d’autres produits (dentifrice, vanille, levure, du vin, du dakin, etc.) et collés à un vrai billet de banque pour en absorber les caractéristiques graphiques, cela jusqu’à l’iconographie en surimpression. A la fin de l’opération, les deux bouts de papier, encore couverts d’une mixture noirâtre, sont lavés avec de l’eau et du détergent en poudre, puis passés au séchoir. Il en résulte un billet plus neuf que le vrai qui leur a donné naissance. Cependant, les billets de contrefaçon, ainsi obtenus, ont un défaut : celui de noircir au bout de 24 h. Ils doivent être en conséquence écoulés dans ce laps de temps, les principales victimes étant des éleveurs. Il reste que cette contrefaçon artisanale n’est pas sans danger pour son utilisateur, car les images du diaporama agressent les extrémités des doigts avec des réactions chimiques des produits utilisés, cela, faute de gants de protection lors de la manipulation.

Source : El-Watan

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