La crise du gravier bat son plein

Compte tenu des nombreux projets de construction lancés à travers la wilaya d’Ain Témouchent, la disponibilité des agrégats de plus en plus demandés traverse une période de crise aigue, en dépit des 8 carrières de gravier exploitées sans relâche dans la région, en attendant l’entrée en service de quatre (4) autres dans les prochaines semaines. Une mise en service qui resterait toutefois pendante à la délivrance des documents administratifs autorisant leur exploitation. Toujours est-il que de longues chaînes de camions se forment quotidiennement au niveau des carrières exploitées, certains camionneurs affirmant qu’ils attendent parfois plus de deux (2) jours pour enlever un seul voyage.
Ceci étant, pour ne pas être à court de gravier pour approvisionner leurs centrales à béton, certaines entreprises du bâtiment commandent et stockent plus de 400.000 m3 de gravier, avant d’attaquer leurs projets, pour les livrer dans les délais impartis. C’est du moins ce qui est constaté sur le site de la future centrale électrique, dont les plates-formes et autres structures en béton exigent encore plus d’un (1) million de mètres cubes d’agrégats pour achever les gros œuvres. Ceci, sans compter les autres projets liés au BTPH et lancés dans le cadre du quinquennal, comme les 11.500 logements et les 2.800 locaux à usage professionnel et dont une bonne partie est achevée, en attendant l’université et d’autres projets aussi structurants. Pour se faire une idée sur l’étendue de la crise du gravier dans la wilaya de Aïn Témouchent, disons que la couverture des besoins assurée par les 8 carrières en fonction, ne dépasserait pas les 40% de la demande. Raison de plus pour activer la procédure administrative pour autoriser l’exploitation des 4 autres carrières mises en attente, d’autant plus que pour des questions de sécurité, les carrières exploitées ne peuvent pas procéder à plus d’un tir par semaine et pour cause.
L’explosif n’étant pas disponible localement, il faut le ramener sous haute surveillance d’Oran et le quota distribué ne donne droit qu’à un seul tir par semaine. C’est dire les contraintes que subissent actuellement les exploitants de carrières. Bref, acculés dans leurs derniers retranchements pour achever dans les temps les projets restant à réaliser, les services concernés de la wilaya pourront-ils obtenir du wali, l’autorisation d’augmenter le nombre de tirs électriques par semaine, pour mieux couvrir les besoins exprimés par les entreprises?

Source : Voix-Oranie

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