La culture de la carotte intéresse les mandataires algérois

La culture de la carotte concurrence la céréaliculture au niveau de la wilaya d’Ain Témouchent. En effet des fellahs et exploitants agricoles ont emblavé d’importantes superficies en carotte. En absence d’un plan de culture les fellahs et les exploitants agricoles sont libres et par conséquent il est difficile d’avoir la totalité précise de la superficie emblavée en carotte. Selon les informations recueillies, ce légume a été introduit par les fellahs venus de centre du pays, principalement des wilayas de Boumerdes, de Tipaza et de Chlef et qui sous louent des superficies agricoles ou exploitent en association avec les terres maraichères de la wilaya. Un autre effet stimulateur, est la forte demande de la variété de carotte témouchentoise réputée pour sa meilleure qualité pour l’industrie l’agro-industrie en particulier la fabrication des boissons, de jus et de yaourts dans les usines implantées au centre du pays. La production de la carotte est vendue sur le champ à l’état naturel.
Les acheteurs recrutent des dizaines d’ouvriers agricoles issus des villes de Boussaada, Constantine et Annaba. Un acheteur Mahfoud répond à une question sur ce recrutement: «Je m’en charge de l’hébergement, la restauration et la sécurité de ces ouvriers. La facture est très chère financièrement mais je n’y peux rien faire. J’ai recruté des jeunes de la région d’Ain témouchent malheureusement, ils ne répondent à mes exigences et manquent d’expérience…» Concernant le volet commercial, la production de la carotte est achetée en fonction de la quantité de semence emblavé et non pas en fonction de la superficie. A titre d’exemple, le kilogramme de semence emblavé coute entre 20.000 à 40.000 dinars. En fonction de la qualité et les fluctuations du marché l’enlèvement, le conditionnement et le chargement d’un sac de 50 kilogramme coute 50 dinars. Le transport vers Alger s’évalue entre 15.000 à 20.000 dinars le chargement. Le même commerçant ajoute «que le prix de vente de la carotte au marché de gros n’a pas dépassé les 12 dinars le kilogramme. » Il est à noter que la culture de la carotte était limitée à l’autosatisfaction du marché. A titre indicatif Oulhaça est réputée pour la qualité de sa carrotte.

Source : Voix-Oranie

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