La gendarmerie présente le bilan 2007

gendarmeLe bilan de l’année 2007 présenté par le Lieutenant-colonel Aïdouni Rédha, chef du groupement de la Gendarmerie nationale, en présence de ses proches collaborateurs officiers et sous-officiers, a mis en exergue une donnée économique dont la véracité n’est plus à démontrer. Quand le chômage est en recul, la criminalité elle, baisse de plusieurs crans. Les chiffres divulgués, comparés à ceux de 2006 confirment bien cette tendance laquelle, a priori, pourrait faire croire qu’elle résulte de la seule implication des forces de sécurité au demeurant, très vigilantes sur le terrain, alors qu’elle s’inscrit également dans une dynamique de développement dont l’aspect sur le marché du travail a été bénéfique au plan sécuritaire.
Le patron de la Gendarmerie nationale locale s’est voulu objectif en rappelant que c’est grâce à une meilleure prise de conscience de la population et aux efforts entrepris par les pouvoirs publics en matière de lutte contre le chômage notamment à travers le lancement de la station de dessalement de Chatt El Hillel, du projet Medgaz et d’autres réalisations socio-économiques qu’il a été possible de sauver de la déperdition de nombreux jeunes. Bien que la situation nécessite encore des actions soutenues sur plusieurs fronts comme celui de la drogue ou encore l’immigration clandestine.
En 2007, 287 délits ont été recensés contre 282 en 2006 alors que les contraventions qui
étaient au nombre de 161 sont descendues à 07. En outre, 1.330 interpellations furent enregistrées à l’issue de l’année écoulée contre 1.459 en 2006. Ces arrestations donnèrent lieu au placement en détention de 55 personnes pour diverses infractions. Plus du quart des délits sont le fait de délinquants provenant d’autres wilayas, a tenu à préciser le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale. Les atteintes aux biens et personnes se sont soldées par l’incarcération de 96 personnes dont 4 pour crime de sang commis durant le mois de Ramadhan passé. Aucun trouble à l’ordre public n’a été cependant signalé. S’agissant des détournements d’argent, deux affaires toujours au stade de l’enquête, risquent de défrayer la chronique locale. L’une à Béni Saf où le P/APC intérimaire avec la complicité de fonctionnaires de la mairie aurait dissimulé 100 millions de centimes et la seconde à El Amria dont l’ancien président d’APC, d’obédience FLN, se serait rendu coupable en compagnie de cadres communaux. Unesomme évaluée à 300 millions de centimes, selon les premiers éléments de l’enquête a été détournée.
Au chapitre de la contrebande, la multiplication des points de contrôle particulièrement à proximité de la frontière algéro-marocaine a permis de mettre la main sur une quantité
de marchandises d’une valeur de près de 5 milliards 400 millions de centimes contre 13 milliards environ en 2006. Des opérations qui ont conduit à la saisie de 50 véhicules légers, 2 bus et 5 camions utilisés pour le transport des produits prohibés. Dans ce cadre, 221 contrebandiers dont 42 femmes furent appréhendés et traduits devant la justice qui a prononcé 181 remises en liberté provisoire. En 2006, sur un total de 195 contrebandiers épinglés, 35 femmes furent entendues. Le commerce de la drogue, toujours florissant, constitue la principale préoccupation des services de la Gendarmerie nationale.
Malgré de sévères coups portés à l’encontre des réseaux de passeurs qui redoublent d’ingéniosité pour tromper la vigilance des patrouilles de surveillance en 2007, une quantité de 1.051,51 kg de kif a été interceptée contre 1.807 kg en 2006. La justice a écroué 69 personnes suite au traitement de 54 affaires de stupéfiants. Le trafic de drogue reste encore actif puisque 373 kg de kif furent découverts en 2007 cachés entre les rochers. Bénéficiant de circuits bien rodés, la vente de stupéfiants possède sa propre bourse puisque le chanvre indien acheté au Maroc à 3,5 millions de centimes, le kilogramme est revendu à 6 millions /kg à Aïn Témouchent pour atteindre 8 millions de centimes sur la place d’Oran. Le gros des passeurs est stoppé dans la daïra d’El Amria c’est-à-dire presque aux portes d’Oran à la faveur d’un dispositif modulable mis en place par le commandement opérationnel de la Gendarmerie. Un autre phénomène, celui du vol de câbles électriques et cuivre, tend à s’amplifier.

Il y a deux jours, les éléments de la Gendarmerie nationale, ont procédé à l’arrestation de deux individus, l’un résidant à Ghazaouet et l’autre à Oran pour vol de batteries, relais et câbles, opéré dans deux stations installées du côté du village de Aïn Kihel et relevant respectivement des sociétés de téléphone Nedjma et Mobilis. Le matériel enlevé était cédé à un receleur, entrepreneur de son état, basé à Oran qui achetait tous les disjoncteurs. Les malfaiteurs étaient encagoulés et munis de moyens adéquats. Près de 950 kg de cuivre volé ont été récupérés en 2007 en plus de 3.620 mètres de câbles électriques dont ont été délestées les localités de Aghlal, Aïn Kihel et Aïn Témouchent, zones particulièrement visées. 17 affaires concernant ce type d’infractions sont en cours au niveau des tribunaux. Le câble volé est généralement acheminé vers Oran pour être transformé en cuivre et revendu au Maroc au prix de 1.200 DA/kg, soit quatre fois le coût affiché à Oran par les trafiquants. Pour l’instant, 4.140 mètres de câbles électriques et 795 de câbles téléphoniques n’ont pas été retrouvés.

9 personnes impliquées dans ces vols sont sous mandat de dépôt. Le volet de l’émigration clandestine connaît lui aussi une nouvelle configuration avec l’arrivée de candidats provenant de l’Asie. 120 ressortissants étrangers entrés clandestinement au pays furent arrêtés sur le territoire de la wilaya. 116 d’entre eux ont été écroués dont 11 Pakistanais , 07 Indous et du Bangladesh. En 2006, 202 étrangers firent l’objet de mesures d’expulsion. Le trafic de la fausse monnaie a été marqué en 2007 par l’arrestation d’un dangereux et non moins génial falsificateur qui réussissait à photocopier des billets de banque de 1.000 DA à l’aide de produits artisanaux, (colle, cirage savon Isis, levure, Betadine, etc). Originaire d’El Bayadh, ce repris de justice très fortuné a fait plusieurs victimes au niveau de l’Ouest du pays. Il a été arrêté à Hammam Bou Hadjar en possession de 200 millions en fausse monnaie.
L’autre phénomène qui agite la société, à savoir «El harraga» et dont la wilaya côtière d’Aïn Témouchent est devenue coutumière a concerné en 2007, 156 personnes attirées par l’exil en Espagne. 118 d’entre elles furent traduites devant la justice dans 11 affaires d’immigration clandestine. En 2006 150 harraga échouèrent dans leur tentative de rejoindre les côtes ibériques. Enfin, il y a lieu de noter que dans le «cadre de la lutte antiterroriste, la wilaya d’Aïn Témouchent compte 29 personnes toujours recherchées. Par ailleurs, 16 repentis ont bénéficié des diverses mesures de clémence adoptées depuis la loi sur la concorde nationale.

Source : Echo-Oran

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