La LADH este un huissier en justice

La section de la LADH à Témouchent est à sa véritable première action d’éclat puisqu’elle vient d’ester en justice un huissier qu’elle accuse d’avoir bafoué la loi en expulsant une famille de son toit. Rares sont ceux qui connaissent l’existence d’une section de la LADH à Témouchent alors qu’elle y est active depuis près de deux années. Mais son activité est toute relative ; son collectif, qui réunit insuffisamment de bonnes volontés, s’est investi jusque là dans quelques affaires de droits sociaux. Maître Belabed Abdelkarim, son président et le seul homme de loi qui en fait partie, met en cause l’indisponibilité d’un local qui puisse permettre à l’association de se déployer. Il se plaint du refus des autorités locales d’attribuer à l’association un siège à l’instar, indique-t-il, de ce qui s’est fait à travers les autres wilayas : « Jusqu’à présent, mon cabinet fait office de siège, mais en fait c’est plus une adresse qu’un bureau ».
Pour ce qui est de l’actualité de la section, elle en est à sa véritable première action d’éclat puisqu’elle vient d’ester en justice un huissier qu’elle accuse d’avoir bafoué la loi en expulsant une famille et cela en l’absence du chef de famille qui était au travail. « Mais au-delà de cette façon de faire, comble de l’ironie, survenue un premier avril comme si c’était une blague, il y a le fond de l’affaire. Et celui-ci remet en cause l’OPGI qui a sollicité la justice ainsi que les autorités en charge de l’attribution des logements sociaux. En effet, voilà un citoyen qui a déposé sa demande de logement depuis mai 1999, c’est-à-dire avant le séisme après lequel des milliers de logements ont été construits et attribués même à des gens qui n’en avaient pas besoin.
La preuve, c’est que ce citoyen a du payer un pas de porte en deuxième main, en ville nouvelle, à quelqu’un qui l’avait acheté à un indu-attributaire pour réaliser une plus-value. Ce citoyen a du débourser toutes ses économies, soit 47 millions de centimes, mais ne voilà-t-il pas que l’indu-attributaire, qui avait cédé le pas de porte à 27 millions de centimes, a réclamé le partage de la plus-value au premier repreneur. L’indu-attributaire menaça de faire expulser notre citoyen du fait que le titre d’attribution du logement était à son nom. Informé de cela, notre citoyen a déposé une plainte. La justice a tranché en sa faveur, condamnant les deux escrocs à une année de prison ferme.
Seulement, au lieu de tenir compte du préjudice qu’il a subi, 47 millions partis en fumée, et du fait qu’il s’agit réellement d’une famille dans le besoin d’un toit, l’OPGI s’est retournée contre lui. Aujourd’hui, il se retrouve avec une famille de quatre personnes à la rue dont une est handicapée à 100% ! »

Source : El-Watan

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