La législation du travail bafouée à la CSEC

ugtaLes travailleurs algériens, exerçant au sein de l’entreprise chinoise CSCEC, en charge du projet de réalisation du futur centre universitaire d’Aïn Témouchent, ont protesté, mardi dernier, contre le fait d’être alignés sur le même salaire (12.000Da), quelle que soit la qualification du poste exercé. Des conditions de travail, d’ordre socioprofessionnel et syndical, qui laisseraient pour le moins à désirer, à en croire le secrétaire de l’UW UGTA d’Aïn Témouchent, M. Benaouda Mohamed, selon lequel 72 travailleurs réclament leur fiche de paie et une rémunération qui tienne compte de la qualification dans le poste exercé. Au lieu de cela, ils perçoivent sans exception un salaire unique de 12.000Da, autrement dit l’équivalent du SNMG, qui prendra effet en… 2008. En écho à leur protestation, selon la même source, l’UGTA a entamé des négociations avec les gestionnaires de cette entreprise et comme il fallait s’y attendre, ces derniers n’étaient pas habilités à décider, en l’absence du patron de la CSCEC.
De son côté, le délégué de l’inspection de Travail appelé pour la circonstance, a effectivement constaté que les droits des travailleurs ne sont pas «totalement respectés». Selon l’adage «A travail égal, salaire égal», ce dernier devrait aller de pair avec le travail fourni, tant au point de vue quantitatif que qualitatif. Ensuite conformément à ses textes, l’UGTA a entamé des négociations en vue de créer au sein de l’entreprise CSEC, une section syndicale dont la composante devrait être élue rapidement et qui servira d’interlocuteur entre l’entreprise et le collectif des travailleurs. Enfin, certains travailleurs ont rappelé que le tribunal administratif d’Oran a enregistré dernièrement énormément de conflits de ce genre.

Source: Voix-Oranie

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