La protection civile se prépare pour l’été

Aïn Témouchent a abrité un regroupement des directions de la Protection civile des 14 wilayas côtières de l’ouest, du centre et de l’est de l’Algérie. L’évènement est de taille car le patron de la DGPC, en l’occurrence monsieur Lehbiri, représenté par son chef de cabinet, voulait, en toute vraisemblance, adopter «une stratégie commune relative à la campagne de protection des personnes, des biens et des lieux de baignade pendant la saison estivale édition 2010, qui s’étend du 1er juin au 30 septembre.» Ce plan, disait le chef de cabinet de la DGPC, «s’appuie tout particulièrement sur les expériences de l’année 2009 et vise aussi à élaguer les contraintes recensées et éradiquer les points noirs signalés». Uniquement pour les deux mois juillet-août, il a été recensé, au niveau de pas moins de 342 plages autorisées aux baignades, une population de 96.000.000 d’estivants. «Long de 1.600 km, le littoral des 14 wilayas côtières renferme plus de 191 plages interdites aux baignades», donc non surveillées, et c’est au niveau de ces dernières qu’il a été comptabilisé plus de 80% d’estivants décédés par noyade sur un total de 126 cas. Toujours durant les mêmes périodes, la protection civile a enregistré 60.000 interventions qui se sont soldées par 31.000 personnes sauvées in situ, 24.000 baigneurs soignés sur place et 2.300 évacuations vers les CHU.
Le secrétaire général, monsieur Azzedine Kerri, représentant le wali, avait posé le problème des jet-skis sur le plan de prise en charge effective de la partie qui devait constater les infractions dans les bassins réservés exclusivement aux baignades. Selon lui, l’autorité maritime ne dispose pas d’assez de moyens pour le faire et qu’il fallait susciter l’attention de l’état-major de la protection civile en vue de réfléchir sur d’éventuelles solutions, ne serait-ce que transitoires, pour atténuer ce qu’il est convenu d’appeler «problématique des jet-skis». Le chef de cabinet a reconnu que c’est un problème véritablement assez complexe du fait que son autorité n’est pas habilitée à constater les infractions mais peut à la limite les signaler lorsque cela est possible et que les faits se produisent durant la présence des pompiers sur les plages. La rencontre revêt sûrement un cachet particulier car le regroupement des états-majors de la P.C. est lui-même un évènement national et annuel qui va débattre les conduites et méthodologies à suivre et appliquer.
En effet, les expériences vécus çà et là, les contraintes rencontrées ici et là-bas et les solutions trouvées par chaque Etat devront faire en fin de rencontre la feuille de route de tout le dispositif à mettre en œuvre et le tableau de bord de la conduite commune à suivre. L’observation faite par le S.G. de la wilaya d’Aïn Témouchent a marqué l’assistance et pourrait faire objet de création d’une commission mixte regroupant l’autorité maritime, les forces de sécurité, la protection civile et la gendarmerie. Cependant, le recrutement de plongeurs, de surveillants de lieux de baignade et autres agents est un besoin qui se fait sentir indubitablement. Les dispositifs d’insertion des jeunes seront certainement d’un appoint avéré aux moyens de la protection civile.

Source : Quotidien-Oran

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