La saison «touristique» a fait chou blanc

Avec les 20 plages autorisées à la baignade, en cette saison touristique 2008, les autorités concernées s’attendaient à recevoir 10 millions d’estivants sur les 80km de la façade maritime de la wilaya d’Aïn Témouchent. Il leur a fallu déchanter et doivent s’interroger sur les raisons de cette baisse de la fréquentation estimée à un peu plus de 50% du chiffre escompté. Tout d’abord, les structures d’hébergement qui se réduisent à un seul complexe touristique, sont largement insuffisantes et ne conviennent pas au tourisme dit «populaire». Quant aux nantis, ils préfèrent fréquenter les côtes tunisiennes, où pour un prix largement inférieur – en euro, échangé au marché noir et au tarif fort – les conditions de séjour et les prestations de service et de loisirs y sont bien plus avantageuses.
En plus du transport qui aura fait souvent défaut, les autorités concernées doivent engager une sérieuse réflexion, pour mettre à la portée des classes moyennes des séjours moins onéreux. Pourtant, de l’avis des témoins nationaux et étrangers, les plages de la côte témouchentoise sont cotées parmi les meilleures, à condition de… rentrer chez soi en fin de journée. La culture du camping ou du caravaning y est réduite à néant. Les espaces verts censés les abriter n’existent guère, pas plus que les commodités d’accompagnement.
De plus, les familles préfèrent fuir comme la peste des plages desservies par les Karsan, même si les meilleures conditions de sécurité y sont assurées.
Que dire de certaines plages, dont celle de Sidi Boucif qui par le passé arborait des eaux limpides faisant la joie des nombreuses familles et qui malgré son statut de «plage autorisée à la baignade», n’encourageait guère à y faire trempette et pour cause. Un collecteur d’égout, situé en amont au niveau du premier virage de sa route d’accès, laissait échapper des flots d’eaux usées provenant des nombreuses villas construites sur les hauteurs.
C’est ce qui incite les estivants à préférer les plages aux eaux limpides, même si elles ne sont pas surveillées, en témoigne le nombre des noyés dont 7 sur 11 ont péri en milieu non surveillé. Pourtant, la protection civile fait état de 4.228 interventions, dont une bonne centaine d’évacuations vers les urgences, le reste des baigneurs en détresse ayant pu être soignés sur place.
Gageons que les responsables sauront retenir l’expérience de cette année, qui n’a enregistré que 5.056.384 estivants, soit 200.000 fidèles de moins que l’année écoulée.

Source : Voix-Oranie

One Comment

  1. bahloul dit :

    je trouve que la wilaya de Ain Temouchent fais beaucoup déford pour sont
    tourisme le seul probleme que trouve les touriste reste le probleme de logement
    vivement que l’Algerie deviene comme le maroc un lieux pour le tourisme etranger avec des souvenirs ext ext merci a tous
    Amicalement
    Aïssa

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