La santé publique a recruté 261 praticiens

La restructuration du secteur de la santé, opérée au cours de l’année, s’est traduite par un important recrutement de praticiens généralistes et de paramédicaux, soit 261, au profit des établissements publics hospitaliers (EPH). Pour rappel, la modification de la carte sanitaire s’est faite sur la base de la dissolution des trois secteurs sanitaires qui la structuraient à travers la wilaya. La nouvelle hiérarchie des soins mise en place se veut proche du modèle universel. En effet, un bilan établi aurait démontré que l’hôpital fonctionne au détriment des polycliniques et des centres de santé, lesquels constituaient un secteur sanitaire.
Ainsi, dans la nouvelle organisation, les trois anciens hôpitaux sont devenus des entités autonomes, leurs directeurs n’assurant plus que leur seule gestion au lieu de tout un secteur sanitaire qui leur était attaché. Avec le nouvel hôpital Dr Benzerdjeb, ils forment quatre EPH et bientôt cinq avec la promotion à ce rang de la nouvelle maternité attenante à l’hôpital Ahmed Medeghri. Par ailleurs, les huit polycliniques qui existaient sont passées à quinze depuis la promotion de sept centres de santé au niveau du statut de polyclinique. Au bout du compte, la nouvelle carte ne reconnaît plus que les établissements publics hospitaliers (les hôpitaux) et les établissements hospitaliers de proximité (EHP). Ces derniers sont constitués d’un ensemble de polycliniques et de salles de soins couvrant un bassin de population.
Pour la wilaya de Aïn Témouchent, quatre EHP ont été institués, soit un pour deux daïras. On indique que leurs budgets de fonctionnement pour 2008 sont actuellement à l’étude, à Alger. Pour ce qui est des recrutements opérés, sur les 81 postes de médecins, l’EPH Ahmed Medeghri a bénéficié de 45, alors que les autres ont obtenu 12 chacun. Pour ce qui est des 180 paramédicaux, c’est l’EPH Benzerdjeb, récemment ouvert, qui a obtenu la part du lion avec 116 agents. Il reste au secteur de la santé d’être pourvu en médecins spécialistes de façon à réduire les transferts de malades hors wilaya. Ainsi, il est recensé un déficit de trois neurologues, de trois cardiologues et d’un gynécologue obstétricien.

Source: EL-Watan

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