La sardine crève le plafond

Elle grimpe et n’a cessé de prendre de la «hauteur» pour atteindre ce dimanche le prix historique de 250 dinars et il s’agit là bien sûr de la sardine qui était sur les étals aux alentours du marché couvert (qui connaît actuellement un réaménagement). Beaucoup croyaient que c’était une plaisanterie de la part de tous ces vendeurs de poissons, mais c’était en fait une réalité pour tous ces consommateurs qui arrivaient difficilement à croire un tel prix de vente. Eh oui, cette sardine qui n’a cessé de «grimper» depuis ces derniers temps, a pris un envol qui a surpris plus d’un par le montant proposé, de 100 à 150, 200 et enfin la barre fatidique des 250 dinars en attendant.
Cette sardine qui jadis était le repas du pauvre et pour beaucoup de ménages est devenue par les temps qui courent aujourd’hui un luxe pour lequel il faudrait mettre le prix, ce qui a priori risque de faire de gros trous dans les budgets familiaux pour les bourses moyennes. Cette augmentation, est du reste très attendue devant la «progression» du prix de la sardine au fil des jours. Alors la cause ? Pour nombre d’entre ces poissonniers, la sardine de Béni Saf est très prisée à travers l’ensemble du pays en faisant l’objet de convoitises de toutes les régions. Ils viennent du Centre, de l’Est et du Sud pour se l’arracher à n’importe quel prix et cela demeure le seul facteur de sa «surenchère». Ensuite tous ces poissonniers ne sont pas découragés par le prix excessif de la sardine à son achat car le produit est écoulé, et ce, quel que soit le prix. Les uns imputent cette augmentation pendant cette saison d’été à l’arrivée de nos compatriotes qui trouvent un réel plaisir au goût de ce poisson sans se soucier de la valeur marchande qui est proposée et les autres à l’arrivée massive de visiteurs qui fréquentent la wilaya d’Aïn-Témouchent pour ses côtes et nombreux ceux qui sont là de tout le Sud-Ouest qui ont hâte de faire de la sardine la priorité de leurs achats. Tout le monde donc y va de ses propres conclusions sur l’effet de cette hausse subite d’un poisson qui commence progressivement à s’aligner sur les autres espèces de la famille de la faune marine.
Pour quelques personnes du temps «ancien» comme dirait l’autre, jamais au grand jamais, un tel prix ne pouvait être imaginé pour une sardine qui a tout simplement aujourd’hui crevé le plafond…et les porte-monnaie, elle qui meublait tous les repas parfois au quotidien, mais les temps pour eux ont changé et offrir de la sardine à un invité relève d’une bienvenue exceptionnelle. Enfin, pour nous «consoler», nous pouvons toujours dire qu’heureusement que Témouchent possède deux ports de pêche que sont Béni Saf et Bouzedjar avec des prix proposés pour la sardine qui font la différence entre les deux sites côtiers.

Source : Ouest-Tribune

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