La vie et l’œuvre d’Albert camus en pellicules

Des séquences du film Le premier homme, retraçant la vie et l’œuvre du romancier Albert Camus ont été tournées dans la wilaya de Aïn Temouchent. Pour les besoins du tournage du film Le premier homme, la vieillotte petite gare d’El Amria (30 km, nord-est de Aïn Témouchent) s’est transformée en celle de Mondovi, le village natal d’Albert Camus près de Annaba. Le fait que le nom Mondovi figure en toutes lettres sur un mur de la bâtisse laisse penser que Gianni Amelio, le réalisateur, va s’atteler à une autobiographie de l’auteur de L’Etranger, plutôt qu’à celle de Jacques Cormery, son alter ego dans son ultime roman, Le Premier homme, une œuvre largement autobiographique. L’effervescence était grande avec les figurants qui vous renvoient à une époque bien lointaine, des jeeps et des militaires aux calots barrés d’une fente rouge, une Peugeot comme flambant neuve et, bien sûr, Jacques Gamblin en Camus. Deux scènes sont tournées, celle de l’arrivée du train en gare, ce qui entraîne des réglages minutieux et plus de quatre prises pour arriver à la bonne.
La seconde, là où est assise à l’arrière la comédienne campant la mère de Camus, les habitants d’El Amria, les jeunes principalement, sont nombreux autour des lieux de tournage. Ils respectent le silence imposé par l’équipe technique. Gianni Amelio est calme, ses instructions passent sans éclats. Il n’a d’ailleurs pas de porte-voix. Rien n’indique qu’il soit de ces metteurs en scène tyranniques. Chaque prise est visionnée sur le moniteur en compagnie du directeur photo. On n’est plus à l’époque où il fallait voir les rushes pour s’assurer de la qualité du travail. Tout ce qui porte un appareil photo est approché pour savoir s’il est de la presse, car il faut être accrédité par la production. On vous laisse quand même faire, mais en veillant à ce qu’on ne s’approche pas trop et prendre des images qui pourraient déflorer le plaisir du spectateur avant la sortie du film.
Sans céder à une certaine forme de « camusmania », née avec la célébration du 50e anniversaire de la mort de l’auteur de La Peste, nous avons sollicité la production pour recueillir de plus amples informations sur une réalisation qui fait que le cinéma mondial recommence à tourner en Algérie, puisque nombre de films, qui avaient pour cadre notre pays, étaient tournés à l’étranger. Nous attendons la réponse aujourd’hui. Rencontré sur le plateau de tournage du premier homme, Mohamed Tekiret, jeune et talentueux comédien mostaganémois, qui après avoir été de Harragas de Merzak Allouache, espère bien que notre pays rattrape le temps perdu avec de telles occasions.

Source : El-Watan

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