La ville doit etre vue autrement

temouchentLes instruments d’urbanisme (SNAT, SRAT, PDAU et POS) obéissent à des besoins formulés et inscrits dans le temps et dans l’espace et à des horizons décennaux au-delà desquels ils doivent subir des éclatements qui prennent en compte de nouvelles données dictées par les exigences et les impératifs qu’exigent l’évolution des cités en terme d’espace et les changements de la société que dicte le niveau de vie atteint. Les intervenants directement concernés sont nombreux et ceux de l’environnement immédiat de ces schémas directeurs d’aménagement du territoire également. Mais l’intervention de chaque intervenant restera limitée au champ d’action de chaque secteur habilité et appelé à être consulté et faire part des commissions invitées à se prononcer et donner des avis techniques sur la faisabilité de l’aménagement pour la partie qui concerne chaque département ministériel.
Il se trouve qu’aujourd’hui les aspects liés à la protection et la promotion de l’environnement sont devenus des facteurs et des paramètres prépondérants et déterminants dans l’étude d’instruments d’urbanisme. Les textes les régissant ont évolué, d’autres sont venus les compléter ou les amender mais les opérateurs qui doivent suivre cette évolution et ses changements n’ont pas été formés à juste titre pour s’adapter notamment quand il s’agit de questions à trancher et face auxquelles il existe chevauchement de prérogatives et d’attribution à tel point que tous les opérateurs sont concernés mais ne le sont pas individuellement. Le secteur qui est sous les feux de la rampe aujourd’hui est celui de l’agriculture. C’est le champ de bataille autour duquel s’interférent plusieurs pouvoirs et plusieurs autorités appelés à se prononcer quand il s’agit d’expropriation. Ceci met souvent dans l’embarras des autorités agricoles, et céder des terrains à haut rendement agricole pose de véritables problèmes.
Ce genre de problèmes existe dans la wilaya d’Aïn Témouchent. L’on a vu des agriculteurs bénéficier d’aides de l’Etat et de crédits bancaires et au moment où l’investissement commence à produire (cas de la nouvelle ville), l’on s’aperçoit par la suite que ces terrains ont été proposés à l’expropriation. A cet égard, il est très utile que ce type de problème soit au préalable pris en considération surtout lorsque l’on sait que les instruments d’urbanisme sont ficelés et leurs limites connues. Une journée d’étude s’impose a priori pour faire la part des choses notamment en ce qui concerne la vulgarisation des nouveaux textes en matière d’urbanisme, de construction et d’habitat et l’utilité publique doit être bien pensée.

Source : le Quotidien-Oran

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