L’ANSEJ gèle le créneau du transport

busCurieusement et au moment où l’activité de transport est loin d’être saturée à travers la wilaya d’Aïn Témouchent, où la pression se vérifie de facto et quotidiennement par l’importante demande du public, l’ANSEJ a décidé de clôturer ce créneau qui reste porteur surtout dans la prise en charge des usagers.
Alors que bon nombre de citoyens conti-nuent à avoir recours aux transporteurs clandestins, faute de pouvoir bénéficier des prestations légales, la direction des Transports (DT) de la wilaya d’Aïn Témouchent enregistre de son côté 594 opérateurs activant dans le transport des usagers et de personnels, tandis que 2.754 autres assurent leurs prestations dans le transport de marchandises. Ce faisant, 812 taxis circulent sur les 1.414 licences attribuées, ce qui représente un taux de 57,4% de licences mises réellement en exploitation.
Ce déficit a donc incité la DT à réitérer son appel aux investisseurs intéressés par le créneau des transports, tous types confondus, en conformité avec le cahier des charges fixant les conditions requises aux véhicules mis dans le circuit par les opérateurs, qui doivent également répondre à un certain nombre de critères. A vrai dire, l’attitude de la DT s’inscrit dans la logique du développement de la wilaya d’Aïn Témouchent, laquelle poursuit son épanouissement, même si le sort ne l’avait pas gâtée à l’orée de cette décennie. En plus de sa mutation économique, qu’elle est loin d’avoir terminée, cette wilaya se situe au carrefour de trois autres et non des moindres.
C’est donc forts de cet ordre d’idée, que beaucoup de jeunes promoteurs, intéressés par le créneau du transport, se sont rapprochés de l’ANSEJ de la wilaya, pour solliciter un soutien financier. Mais grande fut leur déconvenue quand les agents de cette structure ont carrément refusé de réceptionner leurs dossiers. Mieux, face à cette préoccupation majeure, le directeur de cette agence se contentera de répondre que le financement de ce créneau est gelé depuis… 1999, autrement dit l’année où la direction des Transports avait délivré des promesses d’autorisation aux jeunes, pour leur faciliter l’accès à l’accord de l’ANSEJ. De son côté, la direction générale de l’ANSEJ précise quant à elle et à partir d’Alger, que ce gel relève uniquement d’une simple initiative locale, comme l’atteste la correspondance N°824/DSA/ANSEJ/07, datant du 16-06-2007. Voilà donc un imbroglio qui mérite mûre réflexion quant aux raisons qui auraient incité l’ANSEJ locale à opter pour le gel de… sa raison d’être. Cette attitude est d’autant plus incompréhensible, qu’elle se perpétue quelques mois à peine, après la rencontre du gouvernement avec les walis, à l’initiative du président de la République. Une rencontre dont l’objectif était d’ouvrir les horizons pour les jeunes et non pas de les confiner dans les deux options actuelles: la harga ou la misère.

Source: Voix-Oranie

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