Le braconnage des oiseaux en nette expansion

Petit oiseau passériforme commun en Europe, au plumage très coloré (rouge et jaune), friand de graines de chardon, le chardonneret est désormais le volatile le plus exposé à la chasse et menacé de disparition si, partout où il niche, vit et passe, des mesures rigoureuses ne sont pas prises en toute urgence. Les premiers à s’inquiéter davantage sont les départements des ministères de l’Environnement, de l’Agriculture (Forêts), de l’Intérieur ainsi que les écologistes, les environnementaux et les associations du domaine.
Durant le semestre 2008, pas moins de 1.700 chardonnerets ont été saisis par la gendarmerie et 500 autres par la police dans la wilaya d’Aïn Témouchent. Selon des investigations très approfondies, ces oiseaux sont capturés dans les forêts du Maroc oriental, cédés à 0,80 dirham à la frontière algéro-marocaine, vendus à 700 DA la pièce à Oran et acheminés vers Blida et Alger pour être revendus à 5.000 et 6.000 DA l’unité. Ce qui est regrettable et suscitant de grandes préoccupations pour la communauté des écologistes et les environnementaux est le fait d’apprendre (source gendarmerie) que pas moins de 17.000 chardonnerets ont péri lors de leur transport. Une importante quantité l’a été parce que les transporteurs ne sont pas des connaisseurs dans l’élevage, d’une part, et aussi arrivés à hauteur de barrages de gendarmerie ou de police et ne voulant pas trop risquer leur vie, ces derniers se débarrassent de la marchandise. D’autre part, fort heureusement que les 1.700 et 500 chardonnerets saisis ont été tout d’abord entretenus par les Forêts puis lâchés dans la forêt de Sassel. Le bois cité en dernier a une grande importance sur le plan sylvicole et constitue véritablement un territoire approprié pour différents types d’oiseaux dont le faisan.
A noter qu’auparavant il a été procédé au lâcher, par les services des Forêts en présence de la gendarmerie, de plusieurs milliers de faisans et chardonnerets. Il y a lieu de réfléchir à la particularité de la forêt de Sassel et de songer à la classer en domaine forestier à protéger et à promouvoir en parc zoologique dans les années à venir. Ce travail de réflexion d’une extrême importance doit être mené par les départements des trois ministères cités plus haut. Et en attendant, les directions sous tutelle respective doivent ébaucher le sujet pour le présenter à l’étude de faisabilité. Le gain facile est le but primordial recherché par les jeunes d’aujourd’hui. Réussir à faire passer et écouler 1.000 oiseaux, c’est l’équivalent d’un demi-milliard.

Source : Quotidien-Oran

2 Comments

  1. sid dit :

    chez mirinous

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  2. Papou75 dit :

    Encore un titre raccoleur: l’article parle (beaucoup) des chardonnerets, (un peu) des faisans….pas de quoi généraliser ! A moins que l’auteur n’oublie que les « oiseaux » ne se limitent pas aux chardonnerets et aux faisans ? :lol:

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