Le Chabab ne s’est pas encore fixé sur son avenir

«Telle équipe m’a contacté. Aussi, je réclame mon départ et ma lettre de libération. Je veux partir car j’ai eu une bonne proposition d’un autre club et je veux ma libération». «Je n’ai pas encore été réglé. J’exige ma lettre de libération». C’est ce que vous pouvez entendre pendant cet «interlude» estival qui précède chaque début de saison de certains joueurs témouchentois qui subitement ont besoin de changer d’air. Ce refrain est connu de tous et la chanson n’a pas changé «d’air» avec un scénario qui se répète à l’aube de chaque exercice pour le seul but évident de faire monter la “cote boursière”. Mais le hic dans tout cela, c’est qu’il y a joueurs, et ceci n’est pas propre uniquement pour le seul club du CRT mais peut-être pour la plupart des clubs en Algérie avec certains, qui, au départ, ont été blousés par l’offre d’avant saison pour bénéficier de la fameuse lettre de libération en compensation de l’argent non perçu. Et c’est le même subterfuge utilisé par des équipes peu enclines à aller au bout de leurs promesses. Cette catégorie concerne les joueurs qui sont sous contrat.
D’autres veulent tout simplement quitter le club vers des destinations inconnues et quand vous leur demandez leur future équipe, ils vous répondront tout bonnement «aucun pour l’instant». Témouchent n’échappe pas à ces règles comme chaque saison et on a l’impression que c’est un éternel recommencement avec des joueurs qui, pour la plupart d’entre eux, rempilent avec quelques “caprices” et avec qui des dirigeants arrivent tant bien que mal à trouver un terrain d’entente. Les supporters du Chabab veulent croire que le bon joueur est celui qui est contacté par des clubs qui entament des discutions avec ses dirigeants sur les conditions de son probable transfert. Et pour illustrer cette situation, un supporter n’a pas trouvé mieux pour dire que le bon joueur peut être assimilé à la demande d’un mariage. Sans commentaire…. Que n’a-t-on pas vu combien de joueurs du CRT qui ont quitté le Chabab, revenir parfois durant le mercato et parfois après. Rares sont donc les joueurs du cru à avoir réussi de telles prouesses en attirant vers eux les dénicheurs de talents. Nous citerons entre autres pour revenir à une époque très lointaine, le cas de Yahiaoui qui a évolué au MCO, et tout récemment Daoud Bouabdellah, Selmi, Merrakchi, Hamada, Hadjri, Dahmane Ayou, Mezouar l’actuel sociétaire du MCO dont le CRT a constitué un tremplin, et Mahrouz Nordine.
Ces joueurs ont marqué de leurs empreintes leur passage dans les clubs où ils ont eu à mettre leur “valeur” en jeu et dans le jeu grâce à leurs capacités. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit avec des joueurs dont la valeur reste tout juste à prouver et qui veulent “s’auto exporter” et une telle issue est irrémédiablement vouée à l’échec avec la quasi-connaissance du résultat au départ mais certains veulent jouer à la loterie avec la chance de tomber sur le bon billet (ou plutôt le club) gagnant, quitte à prendre son sac et son bâton de pèlerin pour se faire…tester. Les nouveaux dirigeants de la nouvelle Société Sportive par Actions du CRT sont en train d’être assaillis par des joueurs demandant leur départ qui, pour certains, sont encore sous contrat,exigeant leur lettre de libération. Les nouveaux responsables de la SSA/CRT gèrent cette situation en voulant offrir les meilleures formules d’entente possibles soit par l’achat du contrat ou demander à faire venir le club intéressé par tel ou tel joueur pour discuter d’un éventuel transfert qui se fera dans les règles de l’art et selon les nouvelles dispositions de la société. Tout cela n’a pas laissé insensibles les supporters des «Rouge et Blanc» qui suivent avec une grande attention l’évolution de cette situation et ce mouvement de joueurs qui, outre mesure, ne semble pas inquiéter car le berceau du CRT sera celui qui saura les dorloter.

Source : Voix-Oranie

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