Le commerce informel menace la santé publique

La période chaude allant de juin à septembre avec ses journées caniculaires est la phase la plus sensible mais aussi la plus redoutée par les organes de contrôle de la qualité des produits sensibles à large consommation, tous secteurs d’activités confondus. La DCP d’Aïn Témouchent, chef de file de l’ensemble des organes de contrôle se trouve durant cette période sous les feux de la rampe des critiques de tous bords et demeure aussi sollicitée continuellement pour répondre aux sollicitations du marché et aux réseaux de commercialisation en nette expansion d’année en année dans tous les domaines d’activités. Usant des prérogatives de ses missions que lui confère la réglementation en vigueur, la DCP avait initié avec d’autres secteurs, des journées portes ouvertes à l’endroit des consommateurs en général et des commerçants d’une façon particulière.
Le gros a été focalisé autour des aspects liés à la traçabilité des produits partant de la présentation des produits, leur emballage, leur mode de conditionnement et leur étiquetage. Ces volets ont fait l’objet de vulgarisation lors de l’ouverture de la saison estivale et du déroulement de la caravane estivale. Le contrôle de la qualité et répression des fraudes un segment central dans les activités de la DCP a enregistré durant cette même période 1.679 interventions touchant les produits sensibles à large consommation.
L’opération s’est soldée par la saisie de 01,13 tonne d’aliments et denrées alimentaires (valeur marchande de 18.948,00 DA, la fermeture de 33 commerces (pour défaut de registres de commerce et règles d’hygiène) et 78 prélèvements d’échantillons aux fins d’analyses pour s’assurer de la conformité des produits. Les éléments d’information de la DCP ne précisent pas quelles ont été les suites réservées à ces analyses. S’agissant de la pratique commerciale, il a été comptabilisé par les services habilités de la DCP. 1.430 interventions durant la même période chaude (juin 28 juillet).
Cette opération d’envergure a permis de réaliser un montant pour défaut de facturation de 278.745.61,16 DA avec en sus la fermeture administrative de 13 commerces pour défaut d’inscription au registre de commerce et l’établissement de 91 procès-verbaux. Le rapport ne précise pas combien de P.V ont été présentés devant la justice. Mais la grande hémorragie de l’économie nationale demeure absolument dans le commerce informel, un domaine assez sensible qui concerne plusieurs départements ministériels et qu’il faut prendre en charge à haut lieu.

source: le quotidien-oran

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