Le complexe d’aluminerie

aluminiumLe futur complexe d’aluminerie, s’étendant sur une superficie de 500 ha environ, va certainement révolutionner la région témouchentoise et formera avec les autres projets de Sonatrach un pôle industriel d’envergure mondiale à plus d’un titre. Il comprend une usine d’électrolyse, une force façonnant l’aluminium en feuilles ou en lingots commercialisables, une centrale électrique et une usine de dessalement propre au complexe pour satisfaire sa demande et celle du complexe en électricité. Les besoins en gaz combustible seront fournis par la station de compression Medgaz, en construction présentement.
Cette présentation quelque peu sommaire a été faite au ministre de l’Energie et des Mines lors de sa dernière visite qu’il a effectuée dans la wilaya d’Aïn Témouchent. En outre, un port d’attache est projeté au droit du site. L’infrastructure portuaire sera dotée principalement d’un brise-lame et de quais de chargement et déchargement. Si tout ira bien, le complexe entrera en production en 2012 et pourra employer jusqu’à 9.000 ouvriers temporaires et 2.500 permanents. L’impact social et environnemental (I.S.E.), un volet incontour nable et sans lui le projet ne peut être recevable, a été confié à Environnemental Ressources Management (ERM), considéré comme l’un des principaux bureaux de conseil au monde dans le domaine de l’environnement, qui a été choisi pour faire cette étude. Ce sont les promoteurs du projet, en l’occurrence Dubai Aluminium Company Limited, Mubadala Development et Sonatrach qui ont commandé cette étude d’impact environnemental et social.
L’ERM se conformera à ce titre à la règlementation algérienne et aux meilleures pratiques internationales. L’ERM, qui vient de lancer l’étude d’impact social et économique depuis peu, va certainement focaliser ses efforts afin de faciliter tant bien que mal la gestion des impacts éventuels avec pour créneau la mise en exergue des avantages du projet pour ses promoteurs sans léser ceux de la société et de l’environnement mais surtout sans que le projet ne génère des pollutions accidentelles industrielles et marines. Quelles sont les interactions envisageables pouvant survenir pendant la construction et l’exploitation ? Une interrogation essentielle qui suscite indubitablement des préoccupations non des moindres aux conséquences parfois imprévisibles mais qu’on peut limiter davantage et réduire leurs effets. Les ONG concernées s’intéressent de prime abord à celles liées à l’eau souterraine et sa vulnérabilité, à la qualité de l’air (émissions), à l’utilisation des terres (500 ha) agricoles et littorales, aux ayants droit qui seront dépossédés d’une façon indéterminée et qui devraient être indemnisés mais surtout compensés d’une manière ou d’une autre pour pouvoir subsister par la suite.
Les nuisances telles que le bruit généré par l’exploitation et celles provoquées par les utilisateurs de la mer aux limites des interférences, notamment les petits métiers et gens de mer, constituent pour les ONG une des préoccupations nécessitant des explications et des éclaircissements défendables sur les plans techniques. Cependant ce qui est encourageant pour l’heure, alors que l’étude d’impact est à son début, est le fait de voir l’ERM s’intéresser aux ONG de la wilaya pour connaître leurs avis et formuler leurs propositions, voire leurs réserves. Cette bonne volonté affichée par l’ERM mérite d’être citée. Cela confortera sans doute l’enquête publique que lanceront les autorités de la wilaya d’Aïn Témouchent.

Source : Quotidien-Oran

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