Le paquet sur l’olivier

Durant la mise en oeuvre du programme de performance 2010-2014, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MADR) a retenu le développement et la promotion de 10 filières à spéculations variables, dont la branche de l’oléiculture, qui a fait l’objet d’un séminaire régional ayant regroupé, ce mardi 29 décembre, les responsables des forêts et des services agricoles des 14 wilayas de l’Ouest algérien à l’Institut agricole de Aïn-Témouchent (ITMAS). C’est M. Abdouche Farid, responsable du module et cadre central du ministère, qui a ouvert les travaux du regroupement technique sur la culture de l’olivier et l’oléiculture. Il a bien voulu nous fournir des explications relatives à ce dossier qui revient sur la scène économique nationale comme étant un axe prioritaire à développer et qui s’inscrit dans la politique du gouvernement visant à faire de l’oléiculture une alimentation bio et à diminuer la facture d’importation de la matière grasse.
Présentement, a-t-il noté, le parc national est de l’ordre de 310.000 ha, et à l’horizon 2014, les prévisions tablent sur un verger d’un million d’hectares, un potentiel national qui, s’il arrive à se concrétiser, constituerait à coup sûr une économie appréciable pour notre pays. La wilaya de Aïn-Témouchent veut réhabiliter la culture de l’olivier, arbre béni et centenaire, et rénover par la suite les unités de conserverie et de transformation. Selon M. Kari, le conservateur des forêts de la wilaya de Aïn-Témouchent, 1.000 ha ont été plantés durant la période 2008-2009 et le programme de performance 2010-2014 prévoit 560 ha/an, soit un parc prévisionnel d’environ 4.000 ha. «L’attention de la politique du renouveau agricole rural vise à recentrer l’économie du pays sur la production bio et à assurer une autosuffisance en huile d’olive», a-t-il souligné en substance. Se déroulant à huis clos, la réunion technique devrait certainement aborder la problématique de la culture de l’olivier, la conservation et la transformation ainsi que les volets liés aux techniques culturales. Des mesures d’accompagnement devraient être discutées et des échéances arrêtées afin de pouvoir atteindre les objectifs fixés par le quinquennat 2010-2014.
La conformité de la matière végétale avec les normes techniques usuelles, la certification des plants et la qualité des produits soulèvent actuellement un certain nombre de préoccupations et d’interrogations que certains sous-estiment. Reformuler de nouveau les questionnements entraîne la nécessité de trouver des garde-fous en mesure de suivre, contrôler, vérifier et prendre des mesures qui s’imposent en cas de violation des dispositions contractuelles mentionnées dans les cahiers des charges notifiés entre l’ensemble des intervenants, dont les pépiniéristes qui ont déjà fourni des mauvais plants à plusieurs régions du pays, dont celle d’El-Amria, dans la wilaya de Aïn Témouchent.
Le représentant du ministre de l’Agriculture, M. Abdouche Farid, a précisé que la fourniture de la matière végétale doit être produite par des pépinières agréées par le CNCC, un organe étatique de contrôle. Cependant, pour les vergers de plants «zebboudj», le greffage d’oléastre est à préconiser, avise-t-il. Mais qui endosse la facture dans ce cadre ? Le représentant du ministère n’a pas abordé cette question et s’est contenté de dire que les agriculteurs doivent avoir des traditions pour ester ceux qui ont fauté, faisant allusion aux pépiniéristes qui ont cédé de la matière végétale de mauvaise qualité.

Source : Quotidien-Oran

Leave a Comment

Powered by WordPress | Deadline Theme : An Awesem design by Orman