Le poisson bleu se fait rare

Invitée par le directeur de la pêche et des ressources halieutiques à s’exprimer à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, un évènement célébré sous le thème: «l’alimentation et les changements climatiques», la directrice de l’Ecole de pêche de Béni-Saf a, d’emblée, abordé la question relative au rôle et à l’importance que joue le poisson dans l’alimentation et ses bienfaits sur les plans préventif et médical contre des maladies cancérigènes notamment. Son intervention a suscité intérêt et curiosité de la part de l’assistance, certes peu nombreuse mais composée de plusieurs responsables et cadres ainsi que d’un parterre d’élèves stagiaires de l’Ecole de pêche. Ces élèves éprouvaient satisfaction et se sentaient dans leur séant en voyant leurs directrice poser un problème d’une telle importance sur les plans de nutrition et de santé publique devant un auditoire assez varié et représentatif.
Mais, entre les propos qu’elle a tenus à cette occasion et ce que pensent les consommateurs d’une part, et les gens de la mer d’autre part, les avis des uns et des autres ne convergent pas forcément et chaque partie, intéressée par le débat qui fait l’actualité aujourd’hui, aborde la problématique de la cherté du poisson d’une façon générale et sa rareté de temps à autre, d’une manière particulière sous un angle propre à elle, en relation avec ce que chacune d’elle conçoit les choses qui ont induit cette situation problématique pour les connaisseurs et qui est inexpliquée pour des armateurs. Interrogé lors d’une rencontre tenue au siège de la DPRH de la wilaya de Aïn Témouchent, un patron de pêche, établi à Béni-Saf, n’a trouvé d’explication pour argumenter la disparition du poisson (bleu notamment) des zones pêchables traditionnelles que par le fait qu’il s’agisse de la volonté de Dieu qui est derrière cela et face auquel ils (armateurs) ne peuvent rien pour y remédier. Face au silence de ceux habilités à faire des recherches scientifiques et des constats appuyés par des statistiques fiables, fournies par un office du domaine, l’on ne s’étonne pas que d’autres, profitant du vide, le fassent à leur place. La nature à horreur du vide.

Source : Quotidien-Oran

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