Le train ne trouve pas d’usagers

Pourquoi le train, moyen de transport ancestral et privilégié à l’échelle mondiale n’attire pas, comme par le passé, les usagers de la ligne Aïn Témouchent-Oran via Boutlélis, El-Amria, Hassi El-Ghella, El-Malah – Chaâbet El-eham? La baisse du trafic est-elle due à la hausse des prix des billets de ces trois dernières années et qui sont quasiment les doubles de ceux pratiqués par les transporteurs publics par bus? Est-ce les horaires pratiqués par la SNCF qui, à la longue, devenaient incompatibles pour les usagers? Est-ce l’annulation des arrêts dans certaines villes du couloir Oran-Aïn Témouchent qui a influé sur le trafic ferroviaire? Ou bien à cause des extensions des villes ci-dessus citées, faites ces dix dernières années? Ce panier d’interrogations que bon nombre d’usagers, d’observateurs avérés, d’autorités et de responsables administratifs et syndicaux du secteur du transport les posent, reste une panoplie de préoccupations et de questionnements pour les usagers, notamment les étudiants.
Pratiquement, comme le pensent les responsables, la société travaille quasiment à perte dans la déserte Aïn Témouchent-Oran malgré les travaux de renforcement et de confortement, opérés ces dernières années pour éradiquer certains points noirs signalés ça et là, tout le long de la ligne. Dans un rapport datant de l’année dernière et établi par le service concerné de la wilaya, il a été signalé que le nombre moyen de passagers ne dépasserait guère 6.000 par mois. Avec les crises que connaît, fréquemment, le transport de voyageurs, le train doit reprendre ses droits et reconquérir sa place dans le quotidien des usagers. Pour y parvenir, il faut d’abord répondre aux interrogations posées ci-dessus et les circonscrire dans le cadre de la stratégie globale du secteur du transport ferroviaire, et ce, en fonction des projets de développement de la région témouchentoise et ses dépendances avec les wilayas d’Oran et de Tlemcen. Commencer par réhabiliter les gares intermédiaires, non pas en place et lieu, mais en tenant compte des instruments d’urbanisme et de leur orientation future afin de mettre le rail à la portée des usagers. Pour la ville d’El-Malah, à titre d’exemple, le terrain nu situé à proximité de l’agence des bus et qui sert accessoirement de parking, s’apprête très bien à la construction d’une gare intermédiaire. Mais intéresser les usagers à emprunter le train nécessite une grande réflexion qui doit, tout d’abord, émerger des responsables de la société des chemins de fer et qui sera soumise à un débat avec les différents intervenants concernés pouvant concrétiser le projet.

source: le quotidien-oran

3 Comments

  1. y.sahnoun dit :

    Le transport ferroviaire devrait attirer bon nombre d’usagers de trasport en général, une fois les problèmes liés à la sécurité, au prix pratiqués, le maximum de confort et enfin le timing et le respect des horaires, seront résolus. Faut il encore mettre l’USAGER, au coeur du débat.

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  2. Toni dit :

    c’est bien dommage car cette ligne était rentable (avant l’indépendance)1962

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  3. admin dit :

    Oui c’est vraiment regrettable que les gens préfèrent les bus, sachant que le train fait seulement 1 heure entre Ain Témouchent et Oran !

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