Les architectes contestent

Réunis, les architectes établis à Aïn Témouchent ont passé en revue les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur profession. Dans le communiqué clôturant leurs travaux, ils ont dénoncé « les obstacles, les turpitudes, l’humiliation et l’exclusion » dont ils se disent victimes, mettant principalement en cause la DLEP et l’OPGI. Au cours des interventions, ils ont évoqué nombre d’entraves, dont une menace de les contraindre à fermer leurs bureaux d’études respectifs. En effet, ils sont, désormais, tenus de faire la preuve d’un chiffre d’affaire de vingt millions de dinars par an : « Cette capacité financière ne signifie ni plus ni moins qu’une préférence donnée à des intervenants hors wilaya. Or, en architecture, ce qui importe c’est la capacité de création d’une œuvre et celle d’assurer le suivi de sa réalisation », doit-on rappeler. « Si Témouchent est donnée en exemple partout pour la réussite urbanistique et architecturale de son nouveau tissu urbain, c’est en particulier grâce à nous », disent-ils. Les 24 présents sur les 39 inscrits à l’ordre des architectes énoncent d’autres anomalies : « Comment se fait-il que des concours de projets d’édifices soient lancés sans que soit identifié leur terrain d’assiette ?
Peut-on valablement concevoir un ouvrage en méconnaissance des caractéristiques du terrain (analyse du sol, levées topographiques et altimétriques) et sans programme préétabli ? Ce sont des études condamnées à être refaites lorsque le terrain aura été choisi ! Mais encore, sur quelles bases concrètes le jury de sélection aura à choisir l’offre la plus intéressante ? » Concernant ce jury, des voix ont contesté sa neutralité et sa compétence au regard de sa composition. Autre sujet du mécontentement : « Comment, au mépris de la réglementation, peut-on demander d’adapter des plans d’autres projets ? C’est assurément continuer à promouvoir l’uniformité architecturale ! » Un autre intervenant remet en cause le lancement des travaux par des entreprises sans Ordre de service, sachant que l’émission de l’ODS donne l’illusion que les délais ont été respectés, voire qu’un chantier ait été achevé avant terme : « Or, notre contrôle n’est contractuellement effectif qu’à partir de l’émission de l’ODS. Des travaux sont ainsi lancés sans notre participation mais qui, à la fin, engagent notre responsabilité pénalement en cas de vice de construction ». Enfin, entre autres sujets de récrimination, il y a cette curieuse exigence consistant à payer la remise des cahiers de charges d’un projet contre livraison de rames de papiers ou du versement de 2000DA chez un libraire auprès duquel se fournit la DLEP.

Source : El-Watan

One Comment

  1. ould el atik ( quartier atik) dit :

    ou est se suivi ?
    es il comme le suivi du siège de l’organisation des enfants des chouhada ou bien celui du siège de l’hôtel de ville.

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