Les armateurs de la pêche déboutés

Une réunion a regroupé récemment, le directeur de wilaya de la BADR d’Aïn Temouchent, banque qui a financé les projets relevant du secteur, dans le cadre du programme de relance économique, au profit des armateurs et autres investisseurs locaux. Ces derniers qui demandaient à faire proroger à 15 ans les délais de remboursement de leurs crédits, se sont heurtés à une fin de non recevoir. Cette réunion provoquée à l’initiative de la direction de la Pêche, a laissé plutôt sur leur faim les armateurs, menacés de se faire saisir leurs outils de travail, leurs bateaux de pêche en l’occurrence, qu’ils ont importés à coups de milliards et dont une bonne partie a été financée par la banque. Selon eux, il leur est impossible de rembourser ces crédits en une période aussi courte et qui reste laimitée à sept (7) ans.
Pour justifier leurs doléances, les armateurs affirment qu’ils ne peuvent verser à la banque plus d’un milliard de cts annuellement, car selon eux, le poisson de haute qualité est devenu vraiment rare de nos jours y compris la sardine. Toujours selon eux, le poisson péché ne couvre même pas les frais d’exploitation de leurs bateaux. Enfin, ils demandent des aides pour rénover les vieux bateaux, qui selon eux, dépassent les 20 années de pêche en mer et constituent encore plus de 50% de la flottille de pêche. De son côté, le directeur de la BADR a rappelé toutes les directives venues de la tutelle et appliquées à ces investissements. Selon lui, la réglementation est claire: une convention a été dûment établie et signée entre toutes les parties concernées.
Donc, la BADR ne peut pousser les délais de remboursement au-delà des 7 ans fixés par la convention. «Pour proroger ces délais jusqu’à 15 ans, cela ne relève pas de mes prérogatives. Néanmoins, je suis venu pour prendre acte de vos problèmes et je peux vous assurer que votre message sera transmis à la D/G de la banque à Alger, qui à sont tour aura à contacter les plus hautes instances concernées pour trouver une solution juste et qui pourrait arranger tout le monde», a-t-il voulu rassurer. Et de préciser que la BADR d’Aïn Témouchent a reçu une note ciblant les prochains projets d’investissement, autrement dit les bateaux construits à l’étranger et qui ne sont pas encore livrés. Par cette note, les investisseurs sont sommés de ne payer leurs créances, qu’au moment de la réception des bateaux livrés.

Source : Voix-Oranie

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