Les C.E.T de la wilaya sans tutelle

La problématique des centres d’enfouissement technique (C.E.T) relève en principe de la direction de l’environnement, qui a été interpellée lors de la dernière session de l’APW sur leur mode de gestion. Anciennement appelées décharges publiques, les C.E.T sont réglementés par un texte qui fixe les conditions de leur fonctionnement. Il en existe actuellement deux au niveau de la wilaya qui, pour l’instant, attendent une application claire des dispositions structurelles prévues dans la circulaire du ministère de l’Environnement.
Le C.E.T de la circonscription d’Aïn Témouchent est installé sur le territoire de la commune de Sidi Ben Adda. Il s’étend sur une superficie de 10 hectares. Entouré au Nord et à l’Est par des terres agricoles, bordé au Sud par l’oued Senane et à l’Ouest par la route de Terga, le CET accueille les ordures ménagères d’une population estimée à 121.700 personnes répartie entre les communes d’Aïn Témouchent, Chaâbat El Leham, El Malah, Ouled Kihal et Sidi Ben Adda. Le C.E.T sera fonctionnel jusqu’en l’an 2016 ou 2017. Une durée de vie à l’issue de laquelle le site d’accueil retrouvera sa vocation première avec en prime une terre riche en fertilisants.
Le second CET se situe dans la commune de Sidi Safi et occupe une superficie de plus de 11 hectares sur un champ agricole. Il couvre les communes de Beni Saf, Sidi Safi et Emir Abdelkader, soit une population de près de 54.000 habitants. Le centre arrivera à saturation dans 16 ou 17 années. Les opérations de traitement des déchets, selon leur nature – biodégradable ou non -, constituent une des fonctions essentielles des C.E.T, lesquels renferment par ailleurs des matières organiques (le compost) utilisées pour la fertilisation des terres.
C’est pourquoi les sites une fois exploités s’avèrent par la suite des terreaux favorables à l’agriculture. Un atout qui n’a pas échappé aux membres de l’APW qui, dans leurs recommandations, proposent la vente de fertilisants issus de l’implantation des CET et la création de microentreprises spécialisées dans ce type de production. A cet effet, il a été demandé par les élus une meilleure prise en charge des CET aux plans organisationnel et technique, conformément aux normes requises en matière de gestion et d’encadrement de ces établissements dont l’impact sur l’environnement est jugé très sensible.

Source : Echo-Oran

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