Les entraves dénoncées par les fellahs

On apprend que des centaines des fellahs, activant dans les 28 communes de la wilaya d’Ain Témouchent, ne peuvent toujours pas s’approvisionner en semences auprès des CCLS et que les premiers obstacles, placés par la BADR, la CCLS et la CASNOS ne les encouragent guère à poursuivre la campagne des labours semailles. La wilaya d’Aïn Témouchent est tenue pourtant d’emblaver plus de 100.000 ha, chose qui est dans ses cordes grâce aux dernières précipitations, qui laissent espérer une production de 20 qx/ha, selon les connaisseurs. Néanmoins, si les conditions mises par les partenaires, ne sont pas changées en haut lieu, il y a fort à craindre que plus de 60% des fellahs ne pourront pas se procurer leurs semences céréalières, malgré les facilités accordées officiellement et dont la mise en application connaît pas mal de râtés. De plus, 90% d’entre eux sont endettés auprès du PNDRA, mal orienté par la politique de l’Etat vers la plantation du vignoble.
Cette erreur d’orientation a conduit beaucoup d’entre eux à la ruine, certains étant poursuivis en justice, alors que d’autres sont menacés de voir saisir leurs récoltes. Selon un membre de l’UNPA, qui cultive pour son compte ses terres, pour une fois que le fellah est très content du climat pluvieux de cette année, il rencontre d’autres entraves, sous le forme de conditions exigées par les structures sus évoquées. Pour finir, la CCLS exige des fellahs un engagement par écrit, qu’ils lui livreront toute leur production céréalière. De même, il leur est exigé de contracter une assurance auprès de la CRMA. De son côté, la BADR exige que dès la fin de la prochaine campagne des moissons battages les mêmes fellahs doivent passer à la caisse, pour rembourser leurs dettes.
Le dernier coup leur est enfin asséné par la CASNOS, qui exige au fellah de payer ses cotisations sociales personnelles, remontant à la période allant de 1996 à 2008, à concurrence de 2 millions par an. Tout cela, pour que l’Etat daigne leur prêter gratuitement de la semence, en attendant de se la faire rembourser par la récolte…

Source : Voix-Oranie

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