Les Forêts reviennent à Aïn Témouchent

foretLors d’un récent entretien avec le directeur des Services agricoles (DSA) de la wilaya d’Aïn Témouchent, l’on a abordé d’éventuelles possibilités de proposer un programme de plantations à essence arboricole rustique tout autour des 06 stations de lagunage des localités d’El-Amria, El-Malah, Aïn El-Arbaâ, Hassi El-Ghella, Sidi Safi et l’Emir Abdelkader. La priorité est donnée aux espèces rustiques, notamment l’olivier qui connaît un engouement remarquable de la part des agriculteurs. Notre interlocuteur estimait entre 25 à 30 ha. L’étendue à planter pour chaque lagune. En termes d’impact cela équivaut à 180 ha au plus.
L’intérêt accordé à cette proposition est dû au fait que les stations d’épuration par lagunage renferment la condition essentielle de réussite à plein temps en l’occurrence l’eau. Si à moyen terme, les riverains peuvent bénéficier de la ressource à titre gratuit, l’ONA, plus tard, pourrait étudier la faisabilité d’une contribution des fellahs, utilisateurs d’eau à des taux réduits. Mais ce qui est urgent, aujourd’hui, est de commencer à recenser les agriculteurs et connaître leur point de vue et leur prédisposition à adhérer à ce programme qu’il faut concrétiser dans un proche avenir. L’on apprend, par ailleurs, qu’un travail de prospection devait être finalisé sur la base duquel les départements concernés quantifient et évaluent le programme. Par ailleurs, lors de la visite guidée, qu’a organisée l’ONG «Défense des intérêts des utilisateurs d’eau et protection de l’environnement», à la STEP d’El-Amria, ce lundi 18 février, au profit de 52 lycéens issus des lycées de Aïn El-Arbaa et El-Amria, le représentant des forêts, qui expliquait le mode opératoire de plantation des plantes avait laissé entendre que la conservation projetait la plantation d’espèces forestières dans les espaces libres à l’intérieur des STEP.
Auparavant, un chef de service avait estimé à 30 ha comme impact à réaliser. En outre, il y a lieu de songer aux périmètres d’irrigation dont il faut commencer les études, car la ressource existe et est pérenne à plus d’un titre. Cependant, l’ONA doit investir le terrain et ne pas se contenter au minimum dans la prise en charge des STEP, car l’Etat a dépensé des sommes colossales pour les réaliser. Sans doute les responsables de l’ONA sont très attentifs à ce problème et doivent être aidés financièrement pour la prise en charge effective des STEP, une situation transitaire le temps de pouvoir se mettre en place et commencer à percevoir la taxe d’assainissement.

Source : Le Quotidien-Oran

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