Les logements sociaux locatifs coûtent cher

temouchentFaut-il repenser la politique en matière de programmes de logements sociaux? La formule usitée actuellement répond-elle à la réalité du terrain? Les inscriptions des programmes obéissent-elles à une étude socio-économique? L’interrogation qu’on se pose dans ce contexte précis est largement suscitée par l’opinion publique. En effet, les demandeurs de logements sociaux qui ont leurs propres appréciations et critiques, réagissent de temps à autre, par des requêtes, des doléances et des recours. Les cas plus répandus qui se présentent aux promoteurs sont ceux créés par le fait que la demande soit supérieure à l’offre et elle l’est de 10 à 20 fois. Pour illustrer cette situation, on cite les communes de Chentouf et Hassasnas, dans la daïra de Hammam Bou-Hadjar qui ont bénéficié de la réalisation de 20 logements sociaux locatifs (LSL) chacune alors que les postulants sont au nombre de 800. Une étrange disparité qu’aucune analyse ne trouve quoi dire, ni quoi commenter. Et ce scénario s’avère le plus fréquent non seulement dans la wilaya d’Aïn Témouchent mais à travers tout le territoire national.
Dans le futur la pression sur l’habitat se fera sentir, de plus en plus, parce que les logements sociaux participatifs (LSP) sont devenus chers et les conditions d’éligibilité ont changé notamment celle relative au salaire exigé dont le montant a été rehaussé à plus de 20.000 DA. Pourquoi pense-t-on à une étude socio-économique à l’échelle de la wilaya? Cette démarche constituera, certainement, un indicateur pour les pouvoirs publics et les décideurs lors d’affectation de programmes des logements socio-locatifs. Dans ce cadre précis, il est peut-être indiqué d’élargir la promotion du LSL aux promoteurs privés et d’étudier toutes les formules d’adhésion notamment en partenariat.

Source : Voix-Oranie

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