Les plages d’El-Ouardania, Malouse et Zouanif

Le site El-Ouardina-Malouse, li mitrophe de la wilaya de Tlemcen, est situé au pied d’un plateau fendu en deux plages par les profondes vallées, qui caractérisant le relief du pays des Oulhaça. On y accède par la route nationale, qu’emprunte le visiteur avant de bifurquer sur une piste carrossable de près de 6 km, laquelle descend en lacets jusqu’au monticule, qui sépare Ouardania et Malouse. Le paysage invite d’emblée à l’évasion et si on n’y prend pas garde en circulant sur cet immense mamelon, d’aucuns risquent de se retrouver dans le fossé. Le dernier tournant consommé, la crique d’El-Ouardania s’étale sur une distance de 600 mètres et une largeur de 30 m, protégée d’un côté par la rocher qui marque la limite avec Tlemcen et de l’autre par un méplat rocailleux, sur lequel se dressait jadis, sous le règne des Zianides, une cité dont les ruines narguent le temps. Sur la droite, court un chemin creusé à flanc de montagne sur plusieurs centaines de mètres, un étage presque en apesanteur au-dessous de la plage de Malouse, qui s’étire sur 800 m de longueur. Les deux sites totalisent 300 hectares. En fait, c’est cet isolement accentué par le silence ambiant, qui a évité à Ouardania, et Malouse d’être agressées par la malveillance humaine. Le spectacle est rare, voire unique tant les lieux semblent abandonnés au bourdonnement des abeilles, une quiétude requinquante. Ce site à l’état pur, entre les mains d’un investisseur hardi et imaginatif, peut se révéler un paradis pour touristes en mal de méditation et de repos absolu. Combinant magnifiquement végétation rustique, richesse archéologique et luxuriante faune et flore marines, l’endroit jouit d’une force d’attraction exceptionnelle. Entre Béni Saf et Oulhaça, la route tortueuse débouche au détour d’un virage sur le petit village de Zouanif, dont les maisonnettes éparpillées surplombent la mer, une localité paisible rongée par l’ennui et qui subsiste grâce à l’existence de nombreux lopins de terre cultivés sur les pentes des collines, où affleure la roche. Zouanif fait partie de ces zones de montagne, où sont venus s’écrouer les indigènes expropriés par les colons et refoulés vers les terres arides, phénomène courant à l’époque des séquestres, qui a considérablement appauvri les autochtones, qui ont dû cravacher dur pour survivre. En bas, la mer offre ses eaux verdâtres aux baigneurs.
La plage, insérés entre deux promontoires rocheux, se décline sous la forme imparfaite d’un arc de cercle orné au milieu d’une saillie côtière constituée d’un tertre prolongé par un rocher, le tout dessinant le chiffre trois qu’une capricieuse nature a tracé au fil des siècles. Zouanif, dit-on, a été une des premières plages à inaugurer le cycle des harraga. Elle possède autant d’atouts naturels que ses voisines. La valorisation de la plage passe par la mise en place d’ouvrages, équipements et installations sportives, qui permettaient de drainer les estivants surtout que les traditionnelles stations balnéaires, telles Béni Saf, Chat El Hillal, Rechgoun ou Sassel, n’arrivent plus à contenir la foule.
Des plages d’Oulhaça présentent un remarquable intérêt au plan touristique et, pour peu que les voies de communication s’étoffèrent et que les conditions d’accueil s’améliorent, le trio Ouardania, Malouse, Zouanif pourrait ravir la vedette à Béni Saf et Rechgoun.

Source : Echo-Oran

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