Les propriétaires de moissonneuses-batteuses mécontents

Au moment où l’Etat a pris la louable initiative de financer la remise à niveau d’un parc de 280 moissonneuses-batteuses appartenant à des privés et inventoriés à travers la wilaya de Aïn Témouchent, la PMA (ex-ONAMA) exige de ne procéder à ces réparations que dans ses ateliers de Sidi Bel-Abbès. C’est du moins ce à quoi risquent d’être soumis les propriétaires de ces 280 machines qui quoique domiciliés à Aïn Témouchent, louent leurs services aux céréaliculteurs des autres wilayas limitrophes, notamment celles de Sidi Bel-Abbès, Oran, Tlemcen, si ce n’est celles de Relizane, Tiaret, Chlef et autres wilayas céréalières. Pour rappel, l’état a dégagé à cet effet une enveloppe de 3,8 milliards de cts, pour faire réparer toutes les moissonneuses-batteuses en panne, avant le lancement de la campagne des moissons battages, qui débute pour certains vers la fin du mois de mai, chaque année. Néanmoins, ce parc de moissonneuses-batteuses est atteint de vétusté, dans la proportion de 85% de ces machines, certaines ayant plus de 20 ans d’âge.
A signaler, que parmi ce parc important, la DSA a recensé pas moins de 160 machines éligibles à la réparation, pour lesquels les devis effectués par la PMA (ex-ONAMA) de Sidi Bel-Abbès évaluent ses prestations dans une fourchette allant de 30 à 220 millions de cts.
En plus des montants peu encourageants proposés, la PMA exige de faire les réparations en atelier à Sidi Bel-Abbès, ce qui n’est pas la porte à côté. D’où le courroux soulevé chez les paysans céréaliers, qui s’estiment handicapés par l’absence d’une atelier de proximité de la PMA à Aïn Témouchent, comme il en existe dans les autres wilayas. «Un atelier qui pourrait nous éviter de déplacer nos engins sur un trajet encombré et long de 63km, sans compter les risques encourus dans la traversée des agglomérations.
Comme ces propriétaires refusent de faire réparer leurs engins dans la capitale de la Mékerra, le DSA de la wilaya d’Aïn Témouchent, M. Othmane Houari, a suggéré une solution médiane à transmettre à la PMA. Celle de mettre à la disposition de ses techniciens trois (03) espaces suffisants pour procéder à ce genre de réparation. Il s’agit des sièges de l’ex-ONAMA sis à Chaâbet El-Leham, de l’ex-CAPCS de Oued Sebbah et de la CCLS de Aïn Témouchent.
La balle étant le camp de la PMA, on attend la décision finale de cette entreprise, pour s’engager dans le processus visant à disposer d’un matériel suffisamment opérationnel, pour procéder à une campagne de moissons battages dans les conditions optimales.

Source : Voix-Oranie

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