L’OPGI étouffé par les arriérés de loyer

Quelles sont les contraintes que rencontre l’OPGI d’Aïn Témouchent dans la gestion de son parc actuel qui est de 16.040 logements, tous les segments confondus, et qui atteindra au terme du quinquennal 2005/2009, le seuil de 18.500 unités si toutefois les programmes en cour de réalisation (PEC), neufs et à lancer, seront réceptionnés dans les délais ? Continue-t-il à réaliser uniquement des logements sociaux locatifs (LSL) ou bien est-il tenté par les promotionnels et les participatifs comme les autres promoteurs ? Les taux de recouvrement des redevances de loyer sont-ils admissibles ou bien demeurent-ils en deçà des attentes des responsables de l’office ? Quel est l’impact des arriérés de loyer sur la situation financière générale et que comptent faire les responsables pour atténuer les préjudices occasionnés ? C’est à ce panier d’interrogations essentielles que l’on a focalisé les questions lors de la dernière rencontre du directeur de l’OPGI, M. Sabeur avec le collectif de la presse écrite, mercredi passé. La contrainte majeure, souligne-t-il, réside en la gestion des espaces communs des immeubles et bâtiments tels que les escaliers, l’éclairage, les évacuations, les vides sanitaires, les toitures et façades… Souvent, l’office ne trouve même pas avec qui aborder des discussions quand il s’agit d’entretien, de réparation ou de rénovation. Les choses se compliquent davantage dans les cités qui ne disposent pas de représentants de comités de quartiers ou dans celles où les locataires sont peu nombreux par rapport à ceux qui sont devenus propriétaires des biens.
La réflexion relative à l’élargissement des missions et attributions de l’OPGI qui sont exclusives aux LSL n’est point de son ressort car c’est l’ancien ministre de l’Habitat qui les a fixées, toutefois, le directeur de l’office n’y voit aucun inconvénient si elles seront élargies. Bien au contraire, cela est avantageux pour l’office, estime-t-il. Cependant, en matière d’arriérés de loyer à fin 2006, le registre comptabilisait un montant de 264 millions de dinars contre 301 millions de dinars au 30.11.2007, soit un plus de 29,04 % d’arriérés. La situation de recouvrements enregistrés durant les mêmes dates de référence n’est pas à la hauteur des attentes des responsables mais est en nette évolution.
Ainsi, pas moins de 119 millions de DA ont été recouvrés en 2006 (décembre), contre 155 millions de DA en 2007 (novembre). Le taux est de 51,4 % nettement supérieur à celui à l’échelle national évalué à 32 % d’après M. Sabeur. En fait, l’on ne peut espérer une situation meilleure car, les locataires de l’OPGI sont des salariés de moins de 12.000 DA/mois, une rémunération qui n’arrive même pas à satisfaire le minimum vital d’une famille de trois personnes notamment avec la hausse vertigineuse des prix des produits de large consommation et l’érosion effrayante du pouvoir d’achat. Sur ce plan précis, le ministère de l’Habitat est favorable pour la création du Fonds national d’aide au logement (FNAL), un projet en cours d’étude, estime M. Sabeur et qui devait faire l’objet de débats au niveau des deux chambres (basse et haute) parlementaires.

Source : le Quotidien-Oran

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