Moins d’engrais et des interrogations

L’usage des engrais, des herbicides et des produits phytosanitaires accuse un net recul dans les traditions des agriculteurs de la wilaya d’Aïn Témouchent durant ces dernières années. Et pourtant, plusieurs journées d’information et de vulgarisation y afférentes ont été organisées par la profession à l’école d’agriculture d’Aïn Témouchent. Pourquoi ces rencontres n’ont pas généré un effet d’entraînement amenant les agriculteurs, céréaliers et vignerons en premier à adhérer au programme des nouvelles techniques culturales ? se demande-t-on. Les explicitations fournies par les uns, les argumentations développées par les autres et les motifs avancés par d’autres encore sont discutables à la limite mais pas convaincants car en terme de programmes initiés par les départements centraux du ministère de l’Agriculture et du Développement rural l’on s’attendait à ce que des mesures d’accompagnement devaient suivre et faire l’objet de sensibilisation et d’information auprès des fellahs pour les persuader à y adhérer.
Les réticences d’usage ne sont pas uniquement d’ordre financier mais aussi il s’agit de la méconnaissance pure et simple du mode d’emploi de beaucoup d’engrais et produits phytosanitaires nouveaux non encore testés localement. Persuader les agriculteurs sur un autre plan est ce qui est demandé à rechercher dans la nouvelle approche. Par le biais de la CCLS ou l’ITAF, le ministère de l’Agriculture, avec l’appui des grands instituts de protection des végétaux, est en mesure d’accompagner les agriculteurs sur les plans financiers à l’aide de subvention et sur le volet purement technique quant aux usages desdits produits. Au départ et à titre transitoire, il y a lieu de cibler des fellahs potentiellement versés dans la céréaliculture et la viticulture. Le spectre des maladies cryptogamiques telles que le mildiou qui a fait des ravages inestimables sur des champs de pomme de terre et autres maraîchages est cité comme exemple. Seul un contrat de performance liant les fellahs, les services agricoles et les instituts de protection vaut la peine.

Source : Quotidien-Oran

One Comment

  1. said M. dit :

    Salut
    Il faut se poser la question, pourquoi les gens n’adhèrent pas à cetaines réformes.
    Le mal est profond…Prenons bien les choses au sérieux et réfléchissons en, en invitant tous les gens qui ont rapport à la profession.
    Merci Said M.

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