Nuisances sonores

bruitLa protection de l’environnement est, certaines associations mal inspirées doivent en principe le comprendre, elles qui ne se manifestent généralement qu’à l’occasion des journées commémoratives, est loin d’être un slogan qui se limite uniquement à vanter les vertus de l’arbre et de l’eau. Lutter contre les agressions qui minent la santé de l’homme et menacent la vie des espèces animales et végétales est devenu un leitmotiv mondial. Les atteintes à l’hygiène publique, la pollution sous toutes ses formes et notamment celle que l’on considère comme le mal du siècle, à savoir le bruit, constituent autant de thèmes mobilisateurs susceptibles de donner au mouvement associatif écologique des raisons d’exister et d’agir aux côtés des pouvoirs publics afin de préserver l’environnement.
Nous avons dans ces mêmes colonnes évoqué à maintes reprises la multiplication des signes de dégradation du cadre urbain, particulièrement lorsque l’été arrive. Et parmi ces phénomènes récurrents, il en existe un qui pose problème à tel point que de nombreux citoyens nous ont fait part de leur désarroi. Il s’agit du bruit d’enfer que font les engins à deux roues surtout la nuit. A croire que certains énergumènes prennent un malin plaisir à sillonner les artères des quartiers avec des tuyaux d’échappement sciemment sectionnés pour amplifier le vrombissement du moteur. Ces «maux-tares» peu soucieux des désagréments qu’ils causent aux malades, enfants et autres travailleurs en quête de sommeil, circulent en toute impunité et se mettent parfois en groupe pour s’adonner à leur jeu favori: la moto.
Que dire aussi de ces camions et tracteurs qui ajoutent à la cacophonie ambiante en ouvrant très tôt le matin, parfois bien avant l’appel du Fadjr, le ballet des navettes au grand dam des riverains, notamment ceux habitant le long de l’axe du boulevard du 5-Juillet, la rue du trésor, menant au lycée Marni Sandid à l’hôtel Bel Air jusqu’à la direction de la pêche, c’est-à dire en plein centre résidentiel! Qu’attendent les autorités concernées pour mettre un bémol à ce charivari qui perturbe fortement la tranquillité des citoyens ? Déjà durement éprouvés par un mode de vie stressant, ces derniers devront-ils en supporter davantage ? Ne pourrait-on pas dans ce sens prendre un arrêté réglementant la circulation des motos ? A moins qu’il existe déjà un texte ! Une prérogative dont se sont servi des wilayate limitrophes pour régler le problème des nuisances provoquées par la circulation des véhicules de transport à l’intérieur du tissu urbain. D’autres localités ont quant à elles institué des horaires de circulation pour atténuer le phénomène. Il est temps alors de sévir.

Source : Echo-Oran

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