Polémique autour du passage en 1ère AM

classeA l’instar de leurs camarades des autres wilayas d’Algérie, les élèves témouchentois ont repris samedi leurs cours, à travers tous les établissements scolaires, après avoir plus ou moins bien profité de leurs vacances du printemps, en raison de la polémique née autour du passage des classes de 6ème AF et 5ème AP, en 1ère AM. Les élèves et leurs parents sont très conscients que le troisième et dernier trimestre sera décisif, surtout pour les classes d’examens. Cependant, c’est le passage en 1ère AM qui prête le flanc à toutes les spéculations et les dernières déclarations à ce sujet du ministre de l’Education ne sont pas pour lever les doutes.
Abou Bakr Benbouzid a pourtant voulu rassurer quant au passage de tous les élèves en 6e année, «sans redoublement ni exclusion» des élèves de faible niveau. Il n’en fallait pas plus pour préoccuper la famille éducative au niveau de la wilaya d’Aïn Témouchent, où l’ensemble des parents d’élèves ont émis des réserves. Selon eux, les conséquences seront lourdes sur le niveau scolaire de l’élève et la qualité de l’enseignement en pâtirait certainement.
Ils craignent en effet que cet effet d’annonce ne conduise les élèves à relâcher leurs efforts et leurs enseignants à se démotiver davantage, après avoir essuyé le silence méprisant de la tutelle à tous leurs mouvements de revendications sociales. Il en est de même pour les inspecteurs de l’éducation, qui s’interrogent sur les conditions d’accueil du véritable tsunami qui se prépare à envahir leurs CEM, et ce, dès la prochaine rentrée scolaire. En effet, pas moins de 7.201 élèves, dont 3.425 filles (47,5%) devraient être pris en charge, en matière de classes et places pédagogiques, de professeurs et de manuels scolaires. A ce rythme, il y a fort à parier que les classes seront archi surchargées et il sera très difficile aux enseignants d’y accomplir convenablement leur mission éducative et pédagogique.
A cette question d’actualité, la directrice de l’Education de la wilaya d’Aïn Temouchent, Mme Tchicou Malika, répondra laconiquement: «Notre direction n’a reçu aucune correspondance confirmant ou infirmant ce qui a été publié dans la presse.» Néanmoins, au fur et à mesure que la date fatidique du 27 mai approche, la rumeur s’amplifie. Alors, peut-on croire que le ministre ait pu mettre la charrue avant les bœufs, en annonçant à l’avance ce qu’aura colporté une presse plus ou moins mal intentionnée?…

Source : Voix-Oranie

One Comment

  1. ah dit :

    encore une autre bavure de notre ministre qui ne cesse pas de montrer qu’il n’a rien avoir avec ce secteur.

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