Session d’automne de l’APW

Les élus de l’APW d’Aïn Témouchent ont passé une journée relativement tranquille lors de cette session d’automne tenue en marge d’une ambiance fiévreuse dominée par le match Algérie-Egypte, objet de toutes les discussions. Mais, il n’y a assurément pas que l’événement sportif qui a quelque peu distrait les honorables membres de l’assemblée. Un autre enjeu, celui-là plus politique semble focaliser l’intérêt, aussi opportun, il s’est insinué discrètement dans les débats loin de la tribune. Il s’agit, vous l’avez deviné du vote des prochaines sénatoriales. C’est ce qui explique en partie la «sérénité monotone» qui a entouré les débats durant cette première. L’esprit comme on dit, était ailleurs. Il reste que les rapports concoctés par les différentes commissions n’en contiennent pas des choses intéressantes même si dans certains cas la tendance est à l’euphorie malgré une réalité assez pesante.
Avant d’aborder les secteurs du tourisme et des sports, voyons ce qui a été dit à propos de la rentrée scolaire et universitaire. Parmi les problèmes évoqués, la commission éducation, enseignement, formation professionnelle et communication a tout d’abord mis en exergue une série de questions telles que les changements d’horaires auxquels s’adaptent difficilement les élèves, le port du tablier de différentes couleurs qui a provoqué, vu sa rareté sur le marché, nombre de contestations. Concernant le fonctionnement des UDS (unité de dépistage scolaire) les élus de l’APW relèvent qu’hormis leur encadrement convenablement assuré (17 médecins, 17 dentistes et 24 paramédicaux pour 16 unités), le pro-blème des équipements empêche de dispenser des soins idoines aux élèves. Une situation qui n’incite pas les agents affectés au niveau de ces centres à l’effort. Le bilan présenté fait état de 31.000 bénéficiaires de la prime de scolarité rehaussée à 3.000 dinars et de 5.830 cartables distribués en collaboration avec les daïras. Quant aux livres scolaires fournis en quantité suffisante, seuls les titres de français de la 5ème année primaire, de sciences naturelles de la 2ème année moyenne et de calcul de la seconde année primaire accusent pour l’instant un déficit. La commission a par ailleurs estimé à 17 le nombre d’écoles ayant subi divers aménagements ainsi que des changements de leur dotation en matériels. Ces établissements visités par les élus, souffrent cependant d’un certain nombre d’insuffisances : manque de tables, surcharge d’élèves, ustensiles de cuisine obsolètes, enceintes non clôturées, salles de sport dépourvues d’équipements, mobilier de mauvaise qualité, cours de recréation non goudronnées, peinture, hygiène des toilettes déplorables, etc.
autant d’anomalies constatées par les membres de la commission qui sont passés par plusieurs écoles ayant fait l’objet de travaux de rénovation. Dans leurs recommandations, ils préconisent deux options essentielles: Primo : pour les tabliers, leur confection et leur distribution, doivent être prises en charge par le ministère. Secundo : que les établissements soient déchargés de la responsabilité du versement des 3.000 dinars. Une opération qui leur crée d’énormes soucis à l’orée de la rentrée scolaire laquelle rentrée appelle d’autres préoccupations centrées sur les problèmes pédagogiques.
En outre, la commission regrette le fait qu’une ancienne recommandation ayant trait à l’achat de 30 réfrigérateurs au profit des cantines scolaires n’a pas été suivie d’application. Au registre des propositions, l’APW souhaite une multiplication de classes préparatoires, une meilleure sécurisation des écoles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des enceintes, l’élimination de la double vocation au CEM Sidi Ourmia, une rapide ouverture de la cantine scolaire de Tadjmaït (Oulhaça), le remplacement des poêles à mazout, encore neufs, acquis par la commune d’El Amria dont le réseau public vient d’être alimenté en gaz naturel et enfin, le renforcement des bibliothèques par l’apport d’ouvrages didactiques liés au programme scolaire.
S’agissant de la rentrée universitaire qui a eu lieu le 18 octobre dernier, les membres de l’APW, tout en se félicitant d’un tel fleuron scientifique, notent que les volets inhérents à la restauration, le transport, l’hébergement et l’aménagement des voies d’accès sont toujours en chantier. Pendant ce temps, les étudiants résidant dans les localités éloignées comme Tamazoura, Oulhaça, Beni Saf ou El Amria, se plaignent de ce retard préjudiciable à leurs études. Actuellement, ce sont près de 650 jeunes universitaires dont 215 nouveaux bacheliers, 250 transférés, 20 étudiants originaires de pays arabes et 30 autres de l’Afrique subsaharienne qui forment le premier contingent de la saison 2009-2010. L’encadrement quant à lui, est constitué de 60 enseignants dont 38 recrutés par voie de concours et le reste provenant des centres universitaires voisins comme Sidi Bel Abbès ou Oran. Pour l’instant, trois (03) filières ont été ouvertes : langues et lettres, sciences économiques et gestion et sciences et technologie. Ces trois instituts disposent présentement d’une première tranche de 1.000 places pédagogiques et de blocs d’enseignement suffisamment équipés, en attendant la seconde tranche de 1.000 places et la réception des 1.000 lits du campus prévue dans les prochaines mois.

Source : Echo-Oran

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