Tableau noir de la sécurité routière

Les accidents de la circulation ont atteint des pics phénoménaux non atteint depuis plusieurs décennies. «Celui qui les a nommés» terrorisme des routes» n’a pas tort. C’est devenu presque un adage du moment qu’usitent tous les acteurs et partenaires concernés d’une manière et d’une autre et qui sont interpellés selon leur rang de responsabilité et leur place dans la société. Présentement on en parle autant que la grippe porcine qui comptabilise moins de morts que les accidents à l’échelle nationale. Lors de la présentation de son bilan annuel (2009), le département de la Sûreté de la wilaya d’Aïn-Témouchent, chargé de la sécurité routière, a enregistré 203 accidents (un tous les deux jours) contre 145 en 2008 soit une augmentation de plus de 28%. Cette situation, fort inquiétante s’est traduite par la comptabilité de 227 blessés contre 167 enregistrés en 2008 soit un plus de 26,4%. quant au nombre de mort, il est resté inchangé (09 décès).
Si hors urbain, la principale cause évoquée est l’excès de vitesse, selon tous les intervenants qui se sont succédés sur les ondes de toutes les radios locales, en milieu urbain. L’excès de vitesse est l’un des points énumérés parmi tant d’autres d’égales considérations. Quand on parle des usagers de la route l’on a tendance d’oublier que les piétons en sont également et sont concernés par le code de la route qu’ils doivent respecter au même titre que les automobilistes. Les agents s’occupant de la circulation routière en milieu urbain n’éprouvent pas de difficultés pour pénaliser les automobilistes quand ils fautent mais leur tâche semblerait assez délicate quand il s’agit de piétons pris en défaut. Comment expliquer le fait de voir les piétons laisser les trottoirs et occuper la chaussée. Ces scènes, de plus en plus fréquentes sont observées à la sortie des écoles, tous les jours. Klaxonner pour dégager ne rime à rien et l’on a l’impression que les piétons affichent une indifférence délivrée et n’accordent pas de l’attention et s’exposent au danger. L’année 2009 a vu le retrait de 1850 permis de conduire contre 306 en 2008 soit une augmentation de près de 495 retraits. Ce qui représente un taux de 26%. La même allure est à constater dans la mise en fourrière dont l’opération a ciblé 516 véhicules en 2009 contre 417 en 2008 soit un écart de plus de 100 cas correspondant à un taux de 20%.

Source : Quotidien-Oran

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